Ata Ufuk Şeker,Şerife Çetin,Sarp Özer,Tuncay Çakmak
26 Octobre 2019•Mise à jour: 27 Octobre 2019
AA - Bruxelles
Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar a estimé que l’accord entre la Turquie et la Russie sur le retrait des terroristes du YPG/PKK du nord de la Syrie est sur la bonne voie.
Hulusi Akar a répondu aux questions des journalistes, samedi matin, à Bruxelles, à l'issue d'une réunion des ministres de la Défense des pays de l'OTAN.
"Tout est normal et [l'accord] se déroule comme prévu", a-t-il déclaré à la presse, indiquant que le retrait des YPG/PKK, conformément à l'accord conclu à Sotchi en Russie cette semaine, doit être achevé à compter du mardi 29 octobre prochain à 18h00 heure locale (15h00 GMT). "Nous suivons le terrain de près. Nous ferons un état des lieux et agirons en fonction."
Le ministre turc a également voulu répondre aux accusations formulées par certains médias ou politiciens étrangers.
"Parler de nettoyage ethnique ne doit pas être aussi facile. Parler de choses inexistantes n'est pas éthique", a-t-il dénoncé, invitant tous ceux qui le souhaitent à venir constater d'eux-mêmes sur le terrain en Syrie que ces accusations ne sont que mensonges et manipulations de l'opinion publique.
"Il n'est absolument pas question de violations des droits de l'homme ou d'usages d'armes chimiques", a-t-il ensuite poursuivi.
A ce stade, Hulusi Akar a tout particulièrement voulu remercier l'Agence Anadolu (AA) qui a fait un "travail exemplaire pour déMasquer les tentatives de désinformation et de manipulations de l'opinion publique".
Concernant la proposition formulée par l'Allemagne quant à un contrôle internationale de la zone de sécurité, le ministre a expliqué que la Turquie est disposée à discuter des détails d'une telle proposition.
Sur la place de la Turquie dans l'OTAN, alors que certains politiciens européens demandent l'exclusion de la Turquie de l'Alliance, Akar a rappelé que "la Turquie est au centre de l'OTAN. Elle ne bougera pas de sa place."
Mardi, le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont conclu un accord aux termes duquel les terroristes du YPG/PKK se retireront à 150 km au sud de la frontière turque avec la Syrie, et les forces de sécurité de Turquie et de Russie organiseront des patrouilles conjointes dans ce pays.
Au cours de ses plus de 30 ans de campagne terroriste contre la Turquie, le PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union Européenne, a été la cause de la mort de 40 000 personnes, dont des femmes, des enfants et des nourrissons. Le YPG est la branche syrienne du PKK.