Serdar Dincel
23 Août 2026•Mise à jour: 23 Août 2026
Le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, se rendra lundi dans la capitale iranienne, Téhéran, a annoncé dimanche le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei.
La visite d’Asim Munir et de la délégation qui l’accompagne vise à renforcer la coopération bilatérale et à s’appuyer sur « les efforts du Pakistan pour contribuer au renforcement de la paix et de la sécurité dans la région », a déclaré Baqaei, dont les propos ont été rapportés par l’agence de presse officielle iranienne IRNA.
Le chef de l’armée pakistanaise aura également des entretiens avec de hauts responsables iraniens, a-t-il ajouté.
Le Pakistan a joué un rôle clé de médiateur entre l’Iran et les États-Unis tout au long de la guerre et a maintenu des contacts étroits avec les deux parties.
Les États-Unis et l’Iran avaient signé un protocole d’accord le 17 juin et entamé des négociations en vue de parvenir à un accord définitif. Toutefois, les discussions ont par la suite été suspendues en raison de désaccords concernant les garanties de sécurité et la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus stratégiques au monde pour l’approvisionnement énergétique et le commerce international.
Du 8 au 24 juillet, les États-Unis et l’Iran ont échangé des frappes militaires. Washington a lancé des attaques contre des cibles situées en Iran, tandis que Téhéran a riposté en frappant des installations et des équipements militaires américains dans plusieurs pays arabes, notamment en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani