Ekip
11 Janvier 2022•Mise à jour: 11 Janvier 2022
AA / Londres / Muhammad Mussa
Une étude publiée mardi par l'Université de Bristol révèle que le coronavirus perd une grande partie de son potentiel d'infection après cinq minutes à l'air libre.
Selon le Centre de recherche sur les aérosols, rattaché à l'université, qui a réalisé des simulations sur la capacité de survie du virus dans l'air, 90 % de sa force est perdue dans les cinq minutes suivant son exposition à l'air libre, ce qui le rend moins virulent et moins mortel.
Si le temps passé dans l'air augmente, le virus perd encore de son infectivité, selon un communiqué du centre.
Les biologistes de l'université ont ainsi mis au point un mécanisme qui permet de simuler avec précision la durée de survie du virus lorsqu'il se trouve dans l'air.
L'étude indique que lorsque les particules du virus quittent les poumons qui sont chauds, humides et riches en dioxyde de carbone, elles commencent à se déshydrater rapidement et à perdre de l'eau au contact de l'air qui est beaucoup plus riche en oxygène qu'en dioxyde de carbone. Cette perte d'humidité perturbe sa capacité à infecter les cellules humaines.
Les résultats de l'étude ont montré l'utilité des règles de distanciation sociale et du port obligatoire du masque pour prévenir la transmission du virus. Les chercheurs de l'université ont souligné les dangers des espaces mal ventilés et de petite surface, où le risque de transmission est le plus élevé.
"Les gens se sont focalisés sur les espaces mal ventilés et ont réfléchi à la transmission par voie aérienne sur plusieurs mètres ou à travers une pièce. Je ne dis pas que cela n'arrive pas, mais je pense tout de même que le plus grand risque d'exposition est lorsque vous êtes à proximité de quelqu'un", a déclaré le Dr Jonathan Reid, auteur de l'étude.
"Lorsque vous vous éloignez, non seulement les particules de l'aérosol sont diluées, mais il y a aussi moins de virus infectieux parce que celui-ci a perdu son infectivité avec le temps", a-t-il ajouté.
Lundi, une étude de l'Imperial College de Londres a montré que les cellules T produites par l'organisme en réponse immunitaire au rhume offrent une protection significative contre le coronavirus et que les personnes se remettant d'une grippe ordinaire sont mieux protégées contre la Covid-19.
Malgré les résultats positifs de l'étude, les scientifiques ont souligné l'importance des vaccins ainsi que le respect de mesures telles que le port de masques et la distanciation sociale.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj