À l’approche des négociations, Trump affirme que l’Iran a tenté de relancer son programme nucléaire
- « Ils ont essayé de retourner sur le site. Ils n’ont même pas pu s’en approcher, tout a été totalement détruit », affirme le président américain
Washington DC
AA / Washington / Michael Hernandez
Le président américain a déclaré mercredi que l’Iran avait tenté de relancer son programme nucléaire après les frappes américaines menées durant l’été.
« Ils ont essayé de retourner sur le site. Ils n’ont même pas pu s’en approcher, il y a eu une destruction totale », a-t-il affirmé lors d’un entretien accordé à NBC News. « Mais ils envisageaient de créer un nouveau site dans une autre région du pays. Nous l’avons découvert. Je leur ai dit : “Si vous faites ça, nous ferons des choses très graves contre vous.” »
Ces déclarations interviennent alors que l’Iran et les États-Unis se préparent à se rencontrer vendredi pour des discussions sur le programme nucléaire de Téhéran, dans la capitale omanaise, Mascate. Les négociations avaient été mises en doute plus tôt cette semaine, mais un responsable de la Maison-Blanche a confirmé à Anadolu qu’elles auront bien lieu.
De son côté, l’Iran a également confirmé la tenue des pourparlers. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué que les discussions débuteront vendredi matin.
Le média américain Axios a rapporté auparavant que Washington avait informé Téhéran qu’il n’accepterait pas de modifier ni le lieu ni le format des discussions prévues vendredi.
« Nous leur avons dit que c’était à prendre ou à laisser, et ils ont répondu : “D’accord, alors rien” », a déclaré à Axios un responsable américain sous couvert d’anonymat.
Auparavant, des médias iraniens avaient indiqué que l’Iran et les États-Unis devaient tenir des négociations indirectes vendredi à Mascate, axées sur les questions liées au nucléaire.
Avant Mascate, Istanbul avait été proposée comme lieu des discussions, à la suite de l’intervention réussie de la Türkiye pour contribuer à apaiser les tensions entre les deux pays.
Axios a cité le même responsable affirmant que si les Iraniens acceptent de revenir au format initial des pourparlers, les États-Unis sont prêts à se réunir cette semaine ou la suivante.
Cependant, l’agence semi-officielle iranienne Mehr News a cité une source selon laquelle Washington chercherait à « soulever des questions en dehors du cadre nucléaire, notamment des sujets liés à la défense ».
« Ces exigences ne sont pas seulement sans lien avec le dossier nucléaire, elles touchent directement à la sécurité nationale et à la capacité de dissuasion du pays et sont fondamentalement non négociables », a déclaré la source, restée anonyme.
La même source a ajouté que l’Iran est « prêt à négocier dans un cadre défini, fondé sur le respect mutuel, concernant les questions nucléaires », tout en soulignant que « l’insistance sur des exigences excessives et l’introduction de sujets dépassant l’accord constituent le principal facteur de tout éventuel blocage ».
Oman avait déjà joué le rôle de médiateur lors de contacts indirects entre les deux parties par le passé.
Les discussions prévues s’inscrivent dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Téhéran, alimentées par un renforcement militaire américain dans le golfe Persique et par les menaces répétées d’action militaire formulées par Donald Trump.
Ces derniers jours, plusieurs pays ont proposé leur médiation entre Téhéran et Washington afin de réduire les tensions, la Türkiye jouant un rôle particulièrement actif.
Les États-Unis et leur allié israélien accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, tandis que Téhéran affirme que son programme nucléaire est exclusivement pacifique, notamment destiné à la production d’électricité.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
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