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02 Novembre 2021•Mise à jour: 03 Novembre 2021
AA / Yémen
Des organisations de la société civile au Yémen ont annoncé mardi avoir repéré 3 000 violations commises contre des journalistes dans le pays, dont 49 meurtres, depuis le début de la guerre il y a près de sept ans.
C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par 33 organisations non gouvernementales, consulté par l'Agence Anadolu, et ce, à l'occasion de la "Journée internationale de la fin de l'impunité" (approuvée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2013), correspondant au 2 novembre de chaque année.
Parmi les organisations signataires du communiqué figurent « SAM for Rights and Freedoms », « Center for Studies and Economic Media », « Media Freedoms Observatory », « National Organization of Yemeni Journalists », en plus de la « Yemeni Coalition to Monitoing Human Rights (YCMHRV) » pour le suivi des violations commises contre des journalistes.
"Nous condamnons toutes les formes de violence perpétrées par toutes les parties en conflit au Yémen (sans les nommer) contre les journalistes depuis le début de la guerre, qui ont entraîné le meurtre de 49 journalistes et professionnels des médias en plus de l’érosion catastrophique et sans précédent des libertés de la presse", lit-on dans la communication officielle de ces organisations.
Et d’ajouter, "alors que le monde s'efforce de faire de tenir les auteurs de violations comptables de leurs actes, près de trois mille violations contre la liberté de presse et d'expression ont été commises au Yémen au cours des sept dernières années".
La même source a ajouté que de nombreuses villes yéménites sont devenues des zones fermées, en plus de l'absence de la diversité médiatique dont le pays bénéficiait auparavant dans de nombreuses régions du pays.
Dans ce contexte, les signataires du communiqué ont appelé à la nécessité de poursuivre en justice les auteurs de violations contre les journalistes, en conjonction avec la Journée internationale pour la fin de l'impunité.
Le conflit au Yémen oppose depuis 2014 les forces, du gouvernement reconnu par la communauté internationale, aux rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et qui ont pris le contrôle d'une partie du territoire, dont la capitale Sanaa. La situation s'est encore compliquée avec l'intervention du voisin saoudien en 2015, dirigeant une Coalition arabe qui mène des opérations militaires pour soutenir les forces pro-gouvernementales.
La guerre au Yémen en cours pour la septième année a coûté la vie à 233 000 personnes, tandis que 80% de la population d'environ 30 millions de personnes dépend de l'aide pour survivre dans la pire crise humanitaire au monde, selon les Nations Unies.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi