Hend Abdessamad
18 Décembre 2020•Mise à jour: 18 Décembre 2020
AA/ Moscow
Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré, jeudi, que le président turc Recep Tayyib Erdogan est un homme qui tient sa parole.
Lors de sa conférence de presse annuelle, le chef de l’Etat russe a été interrogé sur le négociateur le plus difficile qu’il ait jamais eu à faire face, Poutine a déclaré qu’il n’a pas abordé la question sous cet angle.
« Il n'y a pas de bons et de mauvais (dirigeants). Il y a des intérêts nationaux. Parfois, il faut faire des compromis, d'autres fois, on doit insister sur notre position. Le reste est contre-productif », a-t-il affirmé.
Poutine a pris l’exemple de ses relations avec Erdogan pour dire que les deux dirigeants étaient souvent en désaccord et avaient même des points de vue opposés sur certaines questions, soulignant dans ce sens que le président Erdogan pour l'intérêt de son pays « va jusqu'au bout ».
Et le président russe de rebondir « le président Erdogan et moi sommes souvent en désaccord sur certaines questions. Nous avons parfois des points de vue opposés. Mais c’est un homme qui tient sa parole, pour le bien de son pays, il va jusqu’au bout ».
S’agissant des relations futures entre la Russie et les États-Unis sous l’administration de Joe Biden, Poutine a déclaré qu’il s’attendait à régler au moins certains des problèmes existants avec le président américain nouvellement élu.
Vladimir Poutine a également précisé que « le président américain récemment élu comprendra parfaitement ce qui se passe, étant donné que c’est une personne expérimentée en politique intérieure et étrangère, nous nous attendons à ce que certains problèmes soient résolus sous cette nouvelle administration ».
Il a notamment rappelé que M. Biden s’est prononcé en faveur du renouvellement du Traité sur la réduction des armes stratégiques (START), qui expire en février 2021.
« On fait agiter la menace maintenant de mettre fin au Traité START. Ensuite, il n’y aura aucune restriction liée à la course aux armements, il n’y aura rien du tout », a déclaré le président russe.
En 1991, le premier traité de réduction des armes stratégiques START, a été signé entre les États-Unis et l’URSS, pour entrer en vigueur en 1994.
Le nouveau traité START, signé en 2010 par l’ancien président américain, Barack Obama, et l’ancien président russe, Dmitri Medvedev, stipule que le nombre de lanceurs nucléaires stratégiques déployés ne devrait pas dépasser les 700, tandis que le nombre de têtes nucléaires était limité à 1550.
*Traduit de l'Anglais par Hend Abdessamad