Soraya Hend Ben Mustapha
21 Janvier 2016•Mise à jour: 22 Janvier 2016
AA / Gaza / Alaa Atallah
L’émient dirigeant du mouvement de Résistance islamique "Hamas", Mahmoud al-Zahhar, a appelé, jeudi, l’Autorité palestinienne à stopper la coordination sécuritaire avec Israël.
Al-Zahhar, qui s’exprimait à la clôture d’une manifestation culturelle organisée par Hamas à Gaza, a indiqué que la coordination sécuritaire entre l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et Israël empêche de «libérer la terre» et de «chasser l’armée israélienne» des territoires palestiniens.
«L’Autorité palestinienne doit immédiatement arrêter la politique de coordination sécuritaire. Nous l’appelons à se joindre aux choix du peuple palestinien et aux positions des héros de l’Intifada», a-t-il lancé.
Al-Zahhar réagissait aux déclarations imputées au directeur du Renseignement palestinien, Majed Faraj, selon lesquelles les appareils sécuritaires de l’Autorité palestinienne sont parvenus à déjouer près de 200 opérations préparées contre l’armée israélienne.
«Si les héros d’al-Quds avaient pu réaliser ne serait-ce que la moitié des opérations annoncées par Majed Faraj, l’armée israélienne aurait fui nos territoires occupés», a-t-il dénoncé.
Il a, en outre, averti que «toutes les tentatives d’étouffer l’Intifada n’aboutiront pas».
Le Chef du Renseignement palestinien avait déclaré au magazine américain «Defense News», dans son édition du lundi 18 janvier, que les appareils sécuritaires palestiniens ont avorté 200 opérations contre l’armée israélienne, et arrêté plus de 100 Palestiniens au cours des trois derniers mois, affirmant que «l’Autorité maintiendra la coopération sécuritaire avec Israël».
La coordination sécuritaire entre l’Autorité palestinienne et Israël a été lancée par les accords d’Oslo de 1993, qui ont confié à l’Autorité la gestion administrative des zones A (18 % du territoire) et B (21 %), et à Israël l’administration de la zone C (61 %), où sont établies les colonies. La sécurité dans la zone A a été confiée aux forces palestiniennes, et celle des zones B et C aux forces israéliennes.
Ce partage implique une coopération entre autorités, notamment pour le passage des biens et des personnes, mais prévoit également que «les forces de sécurité palestiniennes agissent contre toute incitation au terrorisme et à la violence contre Israël ainsi que contre tout acte hostile aux colons», et donc l’échange d’informations et des opérations conjointes entre forces de sécurité israéliennes et palestiniennes.