Rabia İclal Turan
30 Décembre 2025•Mise à jour: 30 Décembre 2025
AA / Istanbul / Rabia Iclal Turan
Le président américain Donald Trump a déclaré, lundi, qu'il entretenait une « excellente relation » avec le président turc Recep Tayyip Erdogan et qu'il discuterait du déploiement potentiel de forces turques à Gaza lors de sa rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
« J'ai une excellente relation avec le président Erdogan, et nous en parlerons. Et si c'est bien, je pense que c'est une bonne chose », a répondu Trump, interrogé sur l'éventualité de stationner des troupes turques à Gaza dans le cadre de la Force internationale de stabilisation (FIS), requise par son plan de cessez-le-feu en 20 points.
Il a ajouté que la question « dépendra de Bibi », utilisant le surnom souvent attribué à Netanyahu, avant leur réunion dans sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach en Floride.
Netanyahu effectue son cinquième voyage aux États-Unis depuis le début du second mandat de Trump. Cette visite intervient alors que les pourparlers progressent vers la deuxième phase du plan de cessez-le-feu d'octobre pour Gaza, qui a suivi plus de deux ans de guerre israélienne génocidaire contre l'enclave palestinienne.
L'offensive a tué plus de 71 200 Palestiniens et blessé plus de 171 200 autres depuis octobre 2023.
La première phase de l'accord de cessez-le-feu comprenait un arrêt des combats, un retrait partiel israélien, l'échange de tous les otages israéliens, vivants et décédés, contre la libération de centaines de Palestiniens détenus par Israël, ainsi que l'entrée d'une « aide humanitaire complète » à Gaza.
La deuxième phase, décrite dans le plan de paix en 20 points de Trump, prévoit un retrait total d'Israël de Gaza, le désarmement du Hamas, le déploiement de la Force internationale de stabilisation (FIS) et la mise en place d'un comité « technocratique » palestinien pour gouverner temporairement Gaza. Israël s'oppose toutefois à la participation de troupes turques au sein de la FIS.
Malgré le cessez-le-feu, Israël maintient les passages de Gaza largement fermés, empêchant l'entrée de maisons mobiles et de matériaux de reconstruction, aggravant ainsi la crise humanitaire qui touche plus de 2 millions de personnes.
Le site Axios a rapporté la semaine dernière, citant des responsables américains anonymes, que l'équipe rapprochée de Trump est « de plus en plus frustrée » par les mesures prises par Netanyahu pour « saper le fragile cessez-le-feu ».
Également la semaine dernière, le secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré que la prochaine étape serait l'annonce d'un « Conseil de la paix » et d'un groupe technocratique palestinien pour gérer la gouvernance quotidienne à Gaza, suivie de la finalisation de la structure et du mandat de la Force de stabilisation.
* Traduit de l'anglais par Mariem Njeh