Mohammed Maher Ben Romdhane
15 Novembre 2019•Mise à jour: 15 Novembre 2019
AA / Idleb
Les attaques du Régime syrien et de la Russie contre des habitations dans la zone de désescalade à Idleb ont fait environ 37 mille déplacés du premier au 14 novembre 2019.
L’organisation de la société civile, « les oubliés de l’appel de la Syrie », s’est, ainsi, exprimée jeudi dans un communiqué se rapportant aux conséquences de l’escalade des violences dans le nord-ouest syrien depuis le début du mois de novembre.
« Les forces du Régime et de la Russie ont intensifié, début novembre, leur campagne militaire contre la zone de désescalade, engendrant un large mouvement de déplacement, des dizaines de victimes ainsi que la destruction de l’infrastructure de la ville », a déclaré l’organisation.
Au total 36 588 déplacés (6653 familles) ont été recensés par l’organisation qui a assuré que les opérations de recensement se poursuivent.
Le communiqué de l’organisation a ajouté que 50 civils dont quinze enfants ont été tués des suites de l’intensification de la campagne militaire menée par les forces russes et celles du Régime syrien. 29 établissements ainsi que 2 ambulances ont également été endommagés ou détruits.
L’organisation a également appelé tous les organismes et instances humanitaires à réagir d’urgence pour fournir l’aide humanitaire nécessaire aux populations.
Les attaques du Régime syrien, de la Russie et des milices iraniennes ont fait, le mois dernier, 75 morts dont 13 enfants parmi les civils.
Plus de 1 300 civils syriens ont été tués à Idleb des suites des attaques du régime syrien, avec l’appui des forces russes, depuis la conclusion de l’accord de Sotchi. Ces attaques ont également fait plus d’un million de déplacés.
En mai 2017 à Astana, la Turquie, la Russie et l’Iran avaient trouvé un accord pour l’instauration de la zone de désescalade d’Idleb.