AA/Edleb (Syrie)/Zakaria Ahmad-Mohamed Mestou
Aux premiers jours de froid, les habitants des environs de Edleb en Syrie ont été contraints pour se réchauffer, de couper du bois sur les oliviers, à cause de la rareté du Mazout et de son prix exorbitant.
L’olivier est une des principales ressources dans la campagne environnante de Edleb. L’arbre est non seulement une culture très lucrative et une activité florissante mais bénéficie auprès de la population de la région comme de celles de toute la Méditerranée, d’une valeur symbolique inestimable et fait généralement la fierté des agriculteurs qui sont flattés d’en posséder par centaines et de très vieux.
«Plusieurs habitants font appel à mes services dans la coupe des oliviers alors que les arbres ne sont pas atteints de la moindre maladie et produisent toujours beaucoup» a déclaré un ouvrier agricole, Abu Mohamad Kharzoum au correspondant de Anadolu.
Abu Gharib, un vieil homme de la région, a expliqué qu’il a été contraint de couper des oliviers à cause du prix exorbitant des carburants et de l’impossibilité de s’en approvisionner, estimant que «si le pays est là où il est aujourd’hui c’est à cause du régime syrien»
Abu Wajih, un autre habitant de Edleb attribut, lui, la responsabilité de la misère dans laquelle vivent les gens dans les zones «libérées» à la Coalition nationale des forces révolutionnaires, à l’opposition syrienne et au gouvernement provisoire qui ne font pas «ce qu’il faudrait faire».
La Syrie souffre d’une grande pénurie de carburants et de combustibles pour le chauffage surtout après la prise de contrôle par l’EIIL de plusieurs puits de pétrole à l’est du pays outre les mauvaises conditions sécuritaires qui entrave la distribution de ce genre de produits, ce qui a multiplié leur prix de manière galopante.