Mourad Belhaj
06 Novembre 2019•Mise à jour: 06 Novembre 2019
AA / Idleb (Syrie)/ Eşref Musa
Huit civils ont été tués et dix autres blessés, lors de frappes aériennes d’avions de combat russes soutenant le Régime syrien, dans des zones résidentielles situées dans la zone de désescalade de la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.
Le régime a lancé des attaques terrestres et aériennes sur la ville de Jisr al-Shughour, les villages de Sheikh Sindian, Ghassaniyeh et Maraand, à l’intérieur des limites de la zone de désescalade d’Idleb.
Selon l'Observatoire de l'aviation, relevant de l'Opposition syrienne, des avions de combat russes auraient visé la ville de Maarat al-Nu'man et les villages de Kafr Sagena, Banin, Sheikh Mustafa et Maarsharin.
Des sources de la Défense civile (Casques blancs) à Idleb, ont déclaré à Anadolu, que 8 civils ont été tués et plus de 10 autres blessés à Jisr al-Shughur et dans ses environs, à la suite de bombardements aériens.
Les sources ont indiqué que les équipes de la défense civile poursuivaient toujours leurs opérations de recherche et de sauvetage sur les lieux du bombardement.
Le nombre de morts imputables aux frappes aériennes russes et au régime syrien, sur les complexes résidentiels dans la zone de désescalade, cette dernière semaine, s'élève désormais à 20.
En mai 2017, la Turquie, la Russie et l'Iran ont annoncé qu'ils avaient conclu un accord établissant une «zone de désescalade» à Idleb, dans le cadre des réunions d'Astana sur la Syrie.
Cependant, les forces du régime et leurs partisans continuent de lancer des attaques dans la région, malgré l'accord conclu entre la Turquie et la Russie le 17 septembre 2018 dans la ville russe de Sotchi, en vue de renforcer la "désescalade".
Plus de 1 300 civils ont été tués par le régime et les attaques russes contre la zone de désescalade depuis le 17 septembre 2018.
Les attaques ont également déplacé plus d'un million de civils vers des zones relativement pacifiques ou proches de la frontière turque.