AA - Bern
Les organisations non gouvernementales turques (ONG) de Suisse ont exhorté les autorités à mettre un terme aux actes illégaux des partisans de l'organisation terroriste du YPG/PKK qui ont engendré des troubles dans plusieurs villes de Suisse sous prétexte de manifester contre l’opération Rameau d’olivier.
Les images de l’intervention de la police, qui a eu recours aux balles en caoutchouc afin de disperser les partisans du YPG/PKK lors d’une manifestation organisée sans autorisation préalable, ont largement été diffusées par les médias suisses.
La violence qui a régné dans les rues suisses a été relayée par les médias sous les titres "vandalisme" et "chaos".
En plus de Bern, les partisans de l'organisation terroriste, qui organisent des rassemblements sans autorisation dans les différentes grandes villes suisses, telles que Zurich, Bâle, Genève et Lausanne, ainsi que dans les aéroports depuis plusieurs mois, ont fait face à l'intervention brutale de la police pour la première fois.
Au cours d’une interview accordée à l’Agence Anadolu, les autorités de police du canton suisse de Bern ont confirmé l'utilisation de balles en caoutchouc pour disperser les partisans du YPG/PKK impliqués dans des actes illégaux à Berne.
Les autorités de police ont déclaré que le rassemblement, non autorisé dans la capitale, a causé des centaines de milliers de francs suisses de dommages. Par ailleurs, 239 personnes, dont 63 femmes, ont été placées en garde à vue.
La police a indiqué que les partisans de l’organisation terroriste, ont endommagé des bâtiments et des tramways à l’aide de torches, de bombes de peinture, de produits pyrotechniques et d'autres objets, entraînant des perturbations dans les transports publics de Bern.
- "Mettez un terme à l’action du YPG/PKK"
Murat Şahin, président suisse de l’Union européenne des démocrates turcs (UETD) a exhorté les autorités suisses à mettre un terme aux troubles semés depuis des mois par les partisans de l’organisation terroriste du YPG/PKK sous prétexte de manifester contre l’opération Rameau d’olivier.
"Nous sommes satisfaits de l’intervention de la police cantonale de Bern qui a souhaité interdire la démonstration illégale des partisans de l'organisation terroriste. À l'avenir, nous souhaitons que les autorités suisses interdisent de tels actes illégaux susceptibles de troubler la paix des plus de 100 mille citoyens turcs du pays", a-t-il confié.
- "Tous unis, nous continuerons de lutter"
Levent Karaağaç, président de la Communauté turque de Suisse (ITT), qui est l’organisation-mère de 92 associations et 13 fédérations opérant en Suisse, a rappelé que la société de chemins de fer Suisse (CFF) autorise l’affichage des affiches de propagande des partisans du PKK alors qu’elle rejette les demandes -formulées par l’ITT- d’affichage d’illustrations représentant des victimes du terrorisme.
Karaağaç, a souligné que les autorités suisses censurent la liberté de pensée et d'expression avant d’ajouter que "Les appels politiques et les manifestations de divers partisans de groupes terroristes sont toujours pris en considération. Cette approche a ébranlé les sensibilités de la Suisse et la volonté de vivre en paix".
En tant qu'ONG turque, nous exigeons la paix en Suisse, indique Karaağaç ajoutant qu’ils poursuivront leur contribution au développement du pays où ils vivent.
"Par ailleurs, nous continuerons de nous opposer à tout effort d’intervention, via des méthodes anti-démocratiques, à l’égard de la Turquie. Nous continuerons de résister, de façon courageuse et unie, contre toute tentative susceptible de porter atteinte à l'unité et l'intégrité de la Turquie", a-t-il martelé.
Samedi soir, environ 400 partisans du YPG/PKK ont défilé dans les rues de Bern depuis la gare jusqu’à la place du Parlement tout en causant des troubles.
Pour la première fois, les partisans du YPG/PKK ont fait face à une intervention ferme des forces de police.
Les 239 personnes placées en garde à vue, ont été libérées après avoir renseigné leurs noms et adresses.
- Une pancarte scandaleuse autorisée
L’an dernier au cours du mois de mars, une pancarte ciblant le président turc Recep Tayyip Erdogan avait été utilisée à l’occasion d’une manifestation réunissant les partisans des organisations terroristes du PKK, DHKP-C et YPG/PKK, dans la capitale suisse, Bern.
Sur la pancarte était représenté un portrait du président turc sur un fond noir avec un pistolet pointé sur lui. Les messages "Tuez Erdogan" et "Avec ses propres armes" avaient été annotés.
Suite à l’étalage de cette scandaleuse affiche qui ciblait le Président Erdogan et malgré l’ouverture d’une enquête, aucune arrestation n’a eu lieu jusqu’à présent.