Atem Simon Mabior
19 Décembre 2017•Mise à jour: 19 Décembre 2017
AA/ Djouba/ Atim Simon
Les Nations Unies ont exprimé, mardi, leur "profonde préoccupation" pour la disparition de six employés opérant dans le domaine humanitaire, depuis deux jours, dans le Soudan du Sud, appelant à ce qu'ils soient "immédiatement renvoyés".
Les autorités de la province de Lol (Nord-ouest du Soudan du Sud) ont accusé, lundi, les forces affiliées à l'opposition armée fidèle à l'ancien vice-président, Riek Machar, d'avoir enlevé sept employés humanitaires alors que l’ONU ne parle que de six.
Par ailleurs, l'opposition a annoncé qu'elle avait secouru les employés humanitaires, sans en préciser le nombre, lors d'une de ses opérations, soulignant être prête à les livrer à une "tierce partie".
"Les six employés humanitaires, étant un étranger et des citoyens de l'Etat du Sud-Soudan, ont disparu alors qu'ils voyageaient le long de la route reliant les villes de Raga (Nord-ouest) et de Wau (sud)", a déclaré Elin Nwandiho, responsable du bureau onusien au Sud-Soudan.
Il a ajouté que "des affrontements armés ont été signalés dans la région", soulignant que les travailleurs humanitaires ont disparu alors qu'ils fournissaient de l'aide alimentaire et médicale aux citoyens affectés par le conflit dans le pays.
Le Bureau des Nations Unies a appelé, dans son communiqué, au retour des employés humanitaires "sains et saufs" et a par ailleurs, adjuré tous les acteurs du conflit à respecter l'impartialité des travailleurs humanitaires et à permettre à toutes les organisations humanitaires d'apporter une aide urgente aux personnes dans le besoin dans le pays.
Le Soudan du Sud, séparé du Soudan par référendum en 2011, souffre d'une guerre civile entre les forces gouvernementales et les forces de l'opposition menées par l'ancien vice-président Riek Machar.
La guerre a fait environ 10 mille morts, et contraint des centaines de milliers de civils à l’exil. Un accord de paix conclu en août 2015 n’est pas parvenu à mettre fin ce conflit