Murat Başoğlu
28 Janvier 2023•Mise à jour: 29 Janvier 2023
AA / Prague / Abduljabbar Aburas
L’ancien général de l’OTAN, Petr Pavel, a remporté le second tour de l'élection présidentielle en République tchèque, devenant ainsi le nouveau président du pays.
Pavel, 61 ans, succédera au président controversé, Milos Zeman, après avoir remporté le second tour de la présidentielle, ce samedi, contre son rival, le milliardaire populiste Andrej Babis.
Pavel a remporté 58,2 % des suffrages exprimés, contre 42,8 % pour son rival Babis, après le décompte de 99,5 % des voix par l'Office tchèque des statistiques, rapporte l'agence de presse américaine Associated Press.
"Nous pouvons avoir des points de vue différents sur un certain nombre de questions, mais cela ne signifie pas que nous sommes ennemis", a déclaré Pavel dans un message aux électeurs, qui ont voté pour son rival Babis.
"Nous devons apprendre à communiquer les uns avec les autres", a-t-il ajouté.
Babis a reconnu sa défaite et félicité Pavel pour avoir remporté le scrutin présidentiel.
"Je voudrais demander à tous nos partisans d’accepter le fait que j’ai perdu et d’accepter que nous avons un nouveau président", a déclaré le candidat malheureux à la présidentielle.
Pavel a lancé sa campagne présidentielle sous le slogan "Rétablissons l'ordre et la paix en République tchèque".
Le vainqueur de la présidentielle est un ancien chef du comité militaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), une fonction qu’il a occupée de 2015 à 2018.
Il convient de noter que Babis, 68 ans, était dans le collimateur de la justice dans un procès pour fraude aux subventions de l'Union européenne d'une valeur de deux millions d'euros (environ 2,17 millions de dollars), en septembre de l'année dernière.
Le milliardaire n’a été acquitté que depuis seulement quatre jours.
Le premier tour de l'élection présidentielle qui s'est tenu les 13 et 14 janvier a vu la victoire de Pavel avec 35,39 % des suffrages exprimés. L'ancien Premier ministre, Andrej Babis, est arrivé juste derrière avec 35 % des voix. Le taux de participation à la présidentielle avait atteint 68,24 %.
Selon la loi électorale tchèque, pour gagner l’élection dès le premier tour, un candidat doit remporter plus de 50 % des voix, sinon, il suffirait à un candidat d’obtenir la majorité des suffrages, au second tour, pour occuper la plus haute fonction du pays.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.