Ekip
17 Juin 2021•Mise à jour: 17 Juin 2021
AA / Londres / Karim El-Bar
Les habitants d'origine africaine, asiatique et ceux issus de minorités dans la ville de York, au nord-est de l'Angleterre, ont reçu des lettres racistes disant qu'à la suite du Brexit, les "étrangers" devraient partir, car "nous ne serons pas satisfaits tant que" ce ne sera pas le cas.
Ces lettres de menaces explicites ont été révélées sur Twitter, jeudi, lorsque le journaliste bangladais et militant des droits de l'homme William Gomes a posté l'image de l'une d'entre elles, qui disait : "C'est le moment pour vous de retourner d'où vous venez. Nous n'avons pas besoin d'étrangers qui prennent nos logements et nos emplois. Nous ne serons pas satisfaits tant que vous n'aurez pas quitté notre pays [...]".
Gomes a ensuite tweeté que la police du Yorkshire du Nord avait été informée de l'incident mercredi.
"J'espère que la victime recevra l'aide dont elle a besoin et que la situation fera l'objet d'une enquête approfondie", a-t-il ajouté.
Le journaliste et activiste a également tagué un certain nombre de politiciens locaux, remerciant le conseiller municipal Derek Wann, qui appartient aux libéraux-démocrates, pour sa "réponse rapide et ses interventions."
Il a également tagué Julian Sturdy, demandant au député conservateur de la région depuis 2010 d'offrir un soutien approprié à ses électeurs.
En 2019, la Cour centrale de la Couronne britannique (Haute Cour criminelle- Old Bailey) de Londres a condamné le suprémaciste blanc, David Parnham, à 12 ans de prison pour avoir envoyé des lettres intitulées "Journée de châtiment d'un musulman" à des mosquées et à des personnalités de premier plan en Grande-Bretagne, encourageant la violence contre les adeptes de l'islam, notamment la violence verbale, le retrait des hijabs ou des foulards des femmes, jusqu’à l'agression physique et l'utilisation d'acide.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj