Mona Saanouni
03 Juin 2018•Mise à jour: 04 Juin 2018
AA/Istanbul/Mustafa Melih Ahıshalı
Le président iranien, Hasan Rohani, a déclaré que "les jeunes, les femmes et les minorités ont raison dans leurs plaintes parce qu'ils ne peuvent pas obtenir leurs droits.
Rohani a souligné la nécessité de préparer le terrain nécessaire aux trois catégories pour leur permettre de jouer un rôle plus efficient dans la direction du pays, selon le site électronique de la Présidence iranienne.
Il a ajouté, dans un discours prononcé vendredi soir dans la capitale Téhéran devant une foule de religieux et des représentants sunnites, que les êtres humains sont égaux en dépit de leurs différences.
Rohani a indiqué que "les minorités jouissaient de plus grands droits avant a Révolution (1979)", notant "qu'il est conscient de l'ampleur de la persécution exercée contre les minorités dans le pays".
De son côté, Abdel Rahman Birani, le Secrétaire général du groupe de Dawa et de Réforme, a indiqué lors de la même réunion, que l'instauration de l'équité est possible une fois que l'inégalité et la ségrégation sont éradiquées.
Il a appelé les autorités iraniennes à mettre fin aux restrictions imposées aux Sunnites au sein des institutions gouvernementales, selon le site électronique du groupe.
"Il faut accorder les droit de citoyenneté inclus dans la Constitution iranienne aux Sunnites", a-t-il ajouté.
Le nombre des Sunnites en Iran est de 15 millions de personnes un un total de 80 millions d'habitants. La majorité des Sunnites vivent dans les zones frontalières du pays, et revendiquent le droit de citoyenneté inclus dans la constitution iranienne.
Ils appellent les autorités à fournir un soutien au développement de leurs régions.
Les autorités iraniennes imposent des restrictions à certains ulémas sunnites. Téhéran leur refuse en effet la liberté de circuler, et leur interdit de réhabiliter et d'entretenir leurs mosquées dans certaines provinces.