Mennatallah H. H. M. Said A.
15 Mars 2022•Mise à jour: 15 Mars 2022
AA / Washington
Le journal américain, The Wall Street Journal, a révélé que l'Arabie saoudite a adressé une invitation au président chinois, Xi Jinping, pour qu’il se rende au Royaume saoudien, à un moment où les relations sont affectées par une “tension“ notable entre Washington et Riyad.
Dans un rapport, publié lundi, le journal a indiqué que la visite devrait avoir lieu "plus tard au mois de mai prochain, après la fin du mois de Ramadan".
Le journal rapporte les déclarations d’une source bien informée – dont il n’a pas précisé l’identité – qui a fait savoir que l'Arabie saoudite "tente de renforcer et d’approfondir ses relations avec Pékin, à la lumière d'un changement géopolitique au Moyen-Orient", à un moment où la Chine et la Russie cherchent à étendre leur influence en Asie et dans la région.
La même source a souligné que le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, et le président chinois, Xi Jinping, sont "de bons amis, et tous deux sont conscients qu'il existe un énorme potentiel pour des relations plus fortes", ajoutant que l'affaire n'est pas liée à l'achat de pétrole du Royaume et des armes de la Chine.
Selon le Wall Street Journal, Riyad envisage de renouveler l'accueil chaleureux qui avait été réservé à l'ancien président américain, Donald Trump, en 2017, lors de sa visite dans le Royaume, mais cette fois, le même accueil serait organisé en l’honneur de l'actuel président chinois.
Ni Riyad ni Pékin n'ont émis de commentaires sur ce qui a été publié hier par le Wall Street Journal, à propos de la visite envisagée.
Il est à noter que depuis que l’actuel locataire de la Maison Blanche, Joe Biden, a pris ses fonctions en janvier 2021, le partenariat stratégique est dans la tourmente entre l'Arabie saoudite, le plus grand exportateur de pétrole au monde, et les États-Unis, en raison du dossier des droits de l'homme en Arabie saoudite, et plus particulièrement dans les contextes de la guerre au Yémen et du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en 2018.
Pour sa part, le prince héritier saoudien a déclaré dans une récente interview avec le magazine The Atlantic, qu'il "ne se soucie pas de savoir si Biden a mal compris certaines choses le concernant".
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.