Mona Saanouni
25 Avril 2019•Mise à jour: 26 Avril 2019
AA/Genève/Bayram Altuğ
L'organisation des Nations unies (ONU) a annoncé, jeudi, que 36 civils au moins ont été tués dans la province syrienne d'Idleb depuis le 18 avril courant, en condamnant les attaques du Régime syrien sur les zones de désescalade.
Le Coordinateur humanitaire régionale pour la crise syrienne, Panos Moumtzis, a condamné dans un communiqué, que "les attaques du Régime syrien et des groupes terroristes étrangers qui le soutiennent, contre Idleb qui est incluse dans la zone de désescalade".
"Je condamne fermement ces attaques horribles et insensées, et la violence contre les civils et l'infrastructure civile", a déclaré Moumtzis.
Il a indiqué qu'une nouvelle vague d'attaques et de raids a été menée récemment contre les écoles, les marchés et les camps de réfugiés dans la région.
Le Coordinateur onusien a souligné que ces attaques ont causé un état de panique et de chaos parmi les civils.
Il a par ailleurs noté que "36 personnes au moins ont été tuées et des dizaines d'autres blessées à la suite des attaques contre la zone de désescalade".
Il a également assuré que l'escalade des affrontements depuis février avait provoqué la mort de 200 civils et le déplacement de plus de 120 mille personnes vers des zones proches de la frontière turque.
Le responsable de l'ONU a déclaré que quelque 2,7 millions de personnes, dont 1 million d'enfants du nord-ouest de la Syrie, ont besoin d'une aide humanitaire.