Ahmet Furkan Mercan,Ayvaz Çolakoğlu
21 Novembre 2019•Mise à jour: 22 Novembre 2019
AA - Ankara
Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy, a réagi face au refus des Pays-Bas de reprendre ses ressortissants, des combattants terroristes que la Turquie souhaite extrader.
C'est ce qui ressort d'un communiqué écrit publié jeudi par Hami Aksoy.
"Pour une solution durable, ces personnes doivent être repris, jugées là-bas, réhabilitées et non déchues de la nationalité" a assuré Aksoy.
Il a rappelé que la position de la Turquie est claire par rapport aux combattants terroristes étrangers et qu'il revient aux pays d'origine de ces personnes d'assumer leurs responsabilités.
"En réalité, c'est une nécessité de la lutte commune contre le terrorisme. Notre pays, qui agit dans cette perspective, attache la plus grande importance à la coordination et à la coopération internationale dans ce domaine", a-t-il dit.
Rappelant que la Turquie à remplis toutes ses obligations du point de vue procédurale pour le retour des combattants terroristes interceptés dans leurs pays, Aksoy a précisé :
"Pour les individus renvoyés le 19 novembre aux Pays-Bas, la procédure a été respecté et une coordination mise en place avec les autorités néerlandaises. Mais il est clair que ceux qui parlent d'un affaiblissement de la lutte contre Daech ne souhaitent pas prendre de responsabilité dans ce domaine" a lancé le porte-parole.
Le ministre néerlandais de la Justice et de la Sécurité, Fred Grapperhaus, avait indiqué ne pas être parvenu à convaincre la Turquie de garder les deux femmes terroristes de Daech et précisé que c'est "une grande désillusion" pour lui.
Par la suite, le parquet néerlandais avait annoncé le placement en garde à vue des deux femmes membres de Daech renvoyés par la Turquie.