Mona Saanouni
08 Novembre 2017•Mise à jour: 08 Novembre 2017
AA/Qatar/Ahmed al-Masri
Le ministre qatari des Affaires étrangères, Mohamed bin Abderrahman, a tenu les Etats boycottant son pays "responsables de la désintégration du Conseil de Coopération du Golfe", et a renouvelé son appel au dialogue pour résoudre la crise du Golfe.
C’est ce qui ressort de la conférence de presse conjointe avec son homologue irakien, Ibrahim al-Jaafari, tenue mercredi dans la capitale qatarie Doha.
Le ministre qatari des Affaires étrangères a mis en garde contre les répercussions de ce qu’il a appelé "siège injuste" imposé à son pays, indiquant : "Nous tenons les États du blocus responsables de la désintégration du Conseil de Coopération du Golfe en tant que système de sécurité collective".
En réponse aux déclarations faites par les responsables des Etats du blocus, disant que la crise avec le Qatar est infime, Abderrahman a affirmé que "la crise du Golfe n’est pas infime", qu’ils (les pays du boycott) provoquent un problème "d’un rien du tout", ce qui prouve que ce qui est infligé au Qatar "est une mesure arbitraire qui a des répercussions dangereuses".
"La tentative des Etats du blocus de minimiser la crise et de minimiser le Qatar montre qu’ils sont au cœur d’une crise avec la diplomatie internationale et avec eux-mêmes", a-t-il souligné.
"Leur crise avec la diplomatie internationale réside dans la poursuite d’intransigeance et du rejet du dialogue", a-t-il ajouté.
"Qu’ils tentent de surmonter la crise en la minimalisant et en l’ignorant médiatiquement ne la résoudra pas", a-t-il affirme.
Il a, par ailleurs, renouvelé l’appel de son pays au dialogue pour résoudre la crise : "Nous espérons que la sagesse prévaudra pour entrer en dialogue".
Al-Jaafari était arrivé mardi à Doha, dans le cadre d’une visite de plusieurs jours.