AA/Lima/ Emel Öz Gözellik
Le gouvernement péruvien a envoyé des renforts militaires dans le sud du pays, à la suite de l'escalade des affrontements entre les habitants de la région et les forces de sécurité, au cours des manifestations contre l’ouverture d’une mine de cuivre dans la zone.
Le ministre péruvien de la Défense, Jakke Valakivi, a annoncé lundi lors d'une conférence de presse, que son département a envoyé 500 soldats de l'armée, pour soutenir les 2000 policiers sur les lieux, précisant que les forces de sécurité conjointe ont pour mission, en plus d’assurer l’ordre public, de protéger des installations stratégiques telles que les ponts, tunnels et stations d'essence.
Un policier a été tué, samedi, d’une pierre qu’il a reçu sur la tête. Plus de 160 agents de la police ont été blessés. Deux civils ont été tués par les tirs des agents de sécurité, lors de ces manifestations dont le sud du Pérou est le théâtre, depuis la fin du mois de mars dernier.
La population locale craint que ce projet minier, évalué à 1,4 milliard de dollars, ne pollue le sol de la région. Les hommes politiques locaux soutiennent les revendications des citoyens.