Qais Omar Darwesh Omar
14 Décembre 2022•Mise à jour: 14 Décembre 2022
AA / Ramallah / Qais Abu Samra
L'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) a déclaré, mercredi, que les projets de loi validés par la Knesset israélienne pour permettre à la future coalition gouvernementale, dirigée par Benyamin Netanyahu, de contrôler les institutions sécuritaires de l'Etat sont considérés comme "une rupture de tous les accords" entre les deux parties.
C'est ce qui ressort d'un communiqué publié par le Secrétaire du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine, Hussein Al-Sheikh, dont l'Agence Anadolu a reçu copie.
Mardi soir, la Knesset israélienne a validé, en lecture préliminaire en attendant de les présenter au vote, trois projets de loi ouvrant la voie à des députés extrémistes de la coalition de Netanyahu, tels qu’Aryeh Deri, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, pour contrôler la police et les ministères de la défense et de la sécurité intérieure.
Al-Sheikh a déclaré dans le communiqué que "les projets de loi validés par la Knesset, mardi, sont une décision politique visant à annexer totalement les zones classées (C) en Cisjordanie."
Et d'ajouter : "Ces décisions équivalent à une totale annulation de tous les accords signés entre l'Organisation de libération de la Palestine et Israël, et à une violation flagrante de la légitimité internationale."
Selon l'accord "Oslo 2" de 1995, les territoires de la Cisjordanie ont été classés en 3 zones : La zone (A) soumise à un contrôle palestinien total, et la zone (B) soumise à un contrôle palestinien sécuritaire, civil et administratif.
Quant à la troisième zone, il s'agit de la zone (C), qui est sous contrôle civil, administratif et sécuritaire israélien, et qui constitue environ 60 % de la superficie de la Cisjordanie.
Les trois projets de loi seront soumis au "Comité d'organisation" (qui gère et réglemente les travaux de la Knesset et des commissions parlementaires) afin de déterminer quelles commissions les examineront en vue de les soumettre au vote en première lecture.
Le 13 novembre dernier, le président israélien Isaac Herzog a chargé Benyamin Netanyahou de former un gouvernement dans un délai de 28 jours, qui s'est terminé sans qu'il y soit parvenu.
Il lui a donc accordé une prolongation de dix jours, vendredi, et s'il n'y parvenait pas, Herzog chargerait une autre personnalité de former le gouvernement.
Netanyahu a conclu des accords préliminaires avec des partis religieux et d'extrême droite pour rejoindre sa coalition, ce qui a été condamné par des parties libérales locales et internationales.
Les Palestiniens considèrent, quant à eux, que la coalition pressentie est encore plus extrémiste et plus avide de territoires palestiniens.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj