Abduljabbar Aburas
08 Novembre 2022•Mise à jour: 08 Novembre 2022
AA / Islamabad / Abduljabbar Aburas
La police pakistanaise a ouvert une enquête, ce mardi, sur la tentative d'assassinat de l'ancien Premier ministre, Imran Khan, alors qu'il se trouvait parmi ses partisans, lors d'un rassemblement dans la province du Pendjab, la semaine dernière.
Une instruction a été ouverte dans les 24 heures, sur ordre de la Cour suprême pakistanaise. La police du Pendjab a entamé une enquête sur les lieux de la tentative d'assassinat. Un rapport préliminaire (FIR) a été élaboré sur des accusations de meurtre, de tentative de meurtre et de terrorisme, et ce, après 96 heures de la tentative d'assassinat.
Dans son rapport, la police a nommé Navid Ahmed comme principal suspect, l’auteur de la fusillade qui a été arrêté peu après l'opération, et a reconnu son implication dans l'attaque, dans une séquence vidéo.
Le parti de centre-droit pakistanais Tehreek-e-Insaf, présidé par Imran Khan, a rejeté le rapport initial, consigné par la police, et l’a qualifié d’“affront à la justice“. Le parti politique a annoncé qu'il n'accepterait pas l'affaire tant qu'elle n'inclurait pas tous les suspects accusés par Imran Khan.
L’ancien Premier ministre a accusé le Premier ministre actuel, Shahbaz Sharif, le ministre de l'Intérieur, Rana Sanullah et un haut responsable du renseignement d'avoir échafaudé un plan pour l'assassiner, une accusation niée par le gouvernement et l'armée.
"Le fait de ne pas enregistrer un rapport initial à la demande du plaignant est une manipulation totale de la loi et ce n'est pas acceptable... La Cour suprême devrait prêter attention à cette farce", a déclaré le chef du mouvement Tehreek-e-Insaf et ancien ministre fédéral, Shaukat Mahmoud, sur Twitter.
Fuad Chaudhry, un dirigeant du parti de Khan, a, pour sa part, déclaré que l’ancien Premier ministre avait ordonné à ses avocats de faire appel du rapport initial (FIR).
La semaine dernière, Khan a échappé à une tentative d'assassinat, alors qu'il se trouvait parmi ses partisans, lors d'un rassemblement au Pendjab. L’attaque s’est soldée par de légères blessures pour Khan, de la mort d'une personne et de 6 autres blessés, parmi lesquels le sénateur du parti Tehreek-e-Insaf, Faisal Javid.
Khan a exhorté ses partisans à poursuivre les manifestations jusqu'à la démission des responsables, qu'il a accusés d'avoir participé à l'attaque contre lui, dans le district de Wazirabad, dans la province orientale du Pendjab.
L'auteur de la tentative d’assassinat a admis jeudi, dans une séquence vidéo, qu'il voulait tuer Imran Khan pour avoir "trompé les masses", soulignant qu'il avait agi seul et de son propre chef.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.