Ahmet Gürhan Kartal
31 Octobre 2021•Mise à jour: 31 Octobre 2021
AA / Glasgow, Écosse / Ahmet GurhanKartal
La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, également connue comme COP26, a débuté dimanche à Glasgow, en Écosse, avec de nouvelles promesses en matière de lutte contre le changement climatique.
Le principal objectif du sommet, qui réunit près de 25 000 délégués de 200 pays, sera de contenir le réchauffement de la planète en dessous de 1,5 degré Celsius (2,7 degrés Fahrenheit) en prenant des mesures rapides et concrètes et en leur assurant un financement.
Ce sommet sera le premier à évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre la crise climatique, qui est désormais largement considérée comme le plus grand défi du monde, depuis l'accord de Paris sur le climat de 2015, visant à réduire les émissions de carbone.
Le premier objectif du sommet, qui s'achèvera le 12 novembre, est de garantir un niveau zéro d'émissions nettes de carbone au niveau mondial d'ici le milieu du siècle et de ne pas dépasser la limite de 1, 5 °C.
Les pays sont invités à "proposer des objectifs ambitieux de réduction des émissions pour 2030 qui soient compatibles avec l'objectif de zéro émission nette à l'horizon du milieu du siècle".
Un autre objectif du sommet est de "travailler ensemble pour permettre aux pays touchés par le changement climatique et les encourager à protéger et restaurer les écosystèmes et à mettre en place des défenses, des systèmes d'alerte, ainsi que des infrastructures et une agriculture résilientes afin d'éviter les pertes de logements, de moyens de subsistance, voire de vies humaines."
Deux autres objectifs de la COP26 sont le financement et la collaboration pour atteindre les objectifs.
La COP26 prévoit des mesures plus ambitieuses de la part des pays qui contribuent le plus aux émissions de carbone dans le monde, notamment les États-Unis, la Chine, l'Inde, la Russie, l'Indonésie, le Japon, le Brésil, l'Iran et le Canada.
Selon l'Agence internationale de l'énergie, les politiques actuelles dans le monde ne permettent d'atteindre qu'une réduction de 20 % des émissions mondiales d'ici à 2030.
Parallèlement, les données du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) indiquent que les températures mondiales risquent d'augmenter de 2,7 °C (4,9 °F) d'ici la fin du siècle si les politiques actuelles sont maintenues.
L'objectif de l'Accord de Paris est de limiter le réchauffement de la planète à "bien moins de 2, de préférence à 1,5 degré Celsius, par rapport aux niveaux préindustriels."
"Pour atteindre cet objectif de température à long terme, les pays visent à atteindre le plafonnement mondial des émissions de gaz à effet de serre le plus tôt possible afin de parvenir à un monde sans nuisances climatique d'ici le milieu du siècle."
- Le dernier espoir
"Le monde doit agir maintenant pour préserver l’objectif 1,5°", a déclaré le président de la COP26, Alok Sharma, dans son discours d'ouverture.
"Il y a six ans, à Paris, nous avons convenu (de) nos objectifs communs. La COP26 est notre dernier espoir de garder l'objectif 1,5° à notre portée", a-t-il ajouté.
"Je crois que nous pouvons faire avancer les négociations et entamer une décennie d'ambition et d'action toujours plus importantes... mais nous devons nous mettre au travail", a déclaré Sharma.
Et de conclure : "Si nous agissons maintenant et si nous agissons ensemble, nous pouvons maintenir notre précieuse promesse et nous assurer que Glasgow tiendra les promesses faites à Paris."
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj