Bayram Altuğ
23 Mars 2018•Mise à jour: 23 Mars 2018
AA/ Genève (Suisse)/ Bayram Altuğ
L’Organisation des Nations unies (ONU) a affirmé, vendredi, que des atrocités se déroulaient dans la Ghouta orientale assiégée. Cette déclaration a été faite après que 37 civils ont été brûlés vifs dans une attaque du Régime syrien et de ses alliés contre un refuge dans la ville d’Arbin.
C’est ce qui ressort d’un discours de Jens Laerke, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), prononcé, lors d’une conférence de presse qu’il avait animée, vendredi au siège de l’ONU à Genève en Suisse.
Plutôt dans la journée, la Défense civile (Casques blancs), a indiqué dans un tweet, que "des chasseurs avaient bombardé au napalm (de l'essence gélifiée, habituellement utilisée dans les bombes incendiaires, [NDLR]) un refuge abritant des civils à Arbin".
"Le raid a fait 37 morts majoritairement des femmes et des enfants parmi les civils, selon un bilan préliminaire", ont ajouté les Casques blancs.
Le porte-parole onusien a indiqué qu’en ces derniers temps, "des informations faisant état de l’utilisation de tout type d’armes interdites internationalement, lors des attaques contre les civils dans la Ghouta orientale" parvenaient, fréquemment, à son Bureau.
En réponse à une question sur les données dont dispose l’OCHA sur le Massacre d’Arbin, Laerke a déclaré que "l’ONU n’était pas en mesure de vérifier l’information puisque ses équipes demeurent non autorisées à accéder à la région assiégée".
"Nous n'avons aucune raison menant à mettre en doute l'information sur l'incident. Des choses terribles se passent dans la Ghouta orientale, cependant, nous n'avons pas la possibilité d'aller dans la région pour en témoigner", a-t-il ajouté.
Selon Laerke, "l’OCHA se déclare prête à prendre des mesures pour aider des centaines de milliers de civils ayant fui la région et souffrant de traumatisme psychologique et de conditions très ardues".
Dans le même contexte, la porte-parole de l’Office de l’ONU à Genève, Alessandra Vellucci, a fait savoir que le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, avait appelé le Conseil de sécurité à résoudre le problème d’utilisation d’armes chimiques en Syrie.
Guterres avait, de son côté, réitéré jeudi, son appel aux membres du Conseil de sécurité à faire preuve d'unité et de détermination concernant l'utilisation d'armes chimiques en Syrie et à traduire en justice les coupables.