Atheer Ahmed Kakan
15 Novembre 2016•Mise à jour: 16 Novembre 2016
AA/ Washington / Atheer Kakan
La rhétorique électorale du président élu Donald Trump sera tempérée par les réalités du Bureau ovale, a annoncé lundi le président Barack Obama.
"Ce bureau a le moyen de vous réveiller", a-t-il déclaré aux journalistes avant de partir pour son dernier voyage officiel à l'étranger avant qu'il ne quitte ses fonctions présidentielles.
«Sous l’actualité quotidienne, il y a une continuité considérable, qui fait de nous la nation indispensable au maintien de l'ordre et à la promotion de la prospérité dans le monde. Cela va continuer», a-t-il noté.
Obama a affirmé que lorsqu'il a reçu le président élu à la Maison Blanche la semaine dernière, Trump "a manifesté un grand intérêt pour le maintien de nos relations stratégiques essentielles", y compris en ce qui concerne l'OTAN.
Le président sortant des Etats-Unis a, par ailleurs, considéré son successeur comme quelqu’un de « pragmatique », et non un idéologue.
« Cela peut lui être utile, du moment où il a les bonnes personnes dans son entourage, et qu'il sait clairement où il va », a souligné Obama.
Il a admis qu’il y a des gens «profondément mécontents» aux États-Unis qui ont contribué à propulser Trump à ces nouvelles fonctions. Cependant, il a considéré qu’il remet entre les mains de son successeur un pays en bien meilleur état que celui qu'il a hérité de George W. Bush.
Donal Trump avait promis qu'une fois élu président il "déchirerait" l'accord sur le nucléaire iranien, conclu par les Etats-Unis, et les autres grandes puissances, avec l'Iran, le 14 juillet 2015.
Sur cette question Obama, a déclaré que l'accord fonctionne, et que l'Iran respecte ses obligations.
« Je pense qu'il va examiner les faits. Nous avons la démonstration depuis un an que Téhéran respecte l’accord. Défaire un accord qui les empêche d'avoir la bombe atomique serait difficile à justifier», a souligné le président sortant.
Barack Obama a cependant reconnu l’échec de sa politique en Syrie, une question à laquelle il « continue de penser tous les jours », a-t-il relevé. « Mais nous continuerons à chercher une formule nous permettant de mettre fin à ces souffrances », a conclu le président sortant des Etats-Unis.