Nouvelle-Zélande : renforcement des règles d’immigration
- Le nouveau projet de loi prévoit plusieurs modifications afin de garantir « que nous disposons des outils appropriés et proportionnés pour gérer les risques liés à l’immigration », a déclaré la ministre de l’Immigration, Erica Stanford
Istanbul
AA / Istanbul
La Nouvelle-Zélande présentera mercredi un projet de loi sur l’immigration visant à renforcer les règles du pays en la matière.
Le projet de loi sur l’immigration (renforcement de la gestion des risques) comprend « des changements pratiques et ciblés pour consolider le système d’immigration de la Nouvelle-Zélande et s’assurer qu’il reste adapté aux défis actuels », a indiqué le gouvernement dans un communiqué.
« L’immigration est importante pour la Nouvelle-Zélande, et nous nous engageons à continuer d’attirer les personnes qualifiées dont nous avons besoin, tout en facilitant la lutte contre l’exploitation des migrants, les criminels dangereux et les infractions liées à l’immigration », a déclaré la ministre de l’Immigration, Erica Stanford.
Le nouveau projet de loi prévoit plusieurs modifications afin de garantir « que nous disposons des outils appropriés et proportionnés pour gérer les risques liés à l’immigration », a-t-elle ajouté.
Parmi les changements proposés, dont beaucoup avaient déjà été annoncés l’an dernier, figure le renforcement de la possibilité de déporter les personnes ayant commis des crimes graves, en portant la période de résidence pendant laquelle une personne peut être soumise à une expulsion de 10 à 20 ans.
Un document parlementaire accompagnera le projet de loi, détaillant des propositions de modifications supplémentaires visant à « protéger et renforcer le système autour des demandes d’asile ».
Le document parlementaire propose notamment de prendre en compte les crimes graves commis après l’arrivée en Nouvelle-Zélande mais avant que le statut de réfugié ne soit accordé, ainsi que des mesures pour mieux gérer les demandeurs d’asile qui agissent de mauvaise foi ou ne se présentent pas aux rendez-vous biométriques.
« Actuellement, 14 demandes d’asile sont connues émanant de personnes condamnées pour des infractions graves en Nouvelle-Zélande, notamment meurtre, crimes sexuels graves, infractions liées aux drogues et incendie criminel. Ce changement permettra à Immigration New Zealand de prendre en compte les condamnations pour des crimes commis en Nouvelle-Zélande lors de l’examen de leur demande d’asile », a précisé Erica Stanford.
Le projet de loi devrait connaître sa première lecture dans les semaines à venir avant de suivre l’ensemble du processus parlementaire.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
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