Abderraouf Arnaout
21 Avril 2016•Mise à jour: 22 Avril 2016
AA/ Al Qods / Abderraouf Arnaout
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a déclaré, jeudi, au président russe Vladimir Poutine que "le Golan restera sous souveraineté israélienne."
Netanyahu a tenu ces propos au début de sa rencontre avec Poutine, à Moscou, selon un communiqué diffusé par le bureau du Premier ministre israélien, dont Anadolu a eu copie.
«J’ai exposé, au cours de nos réunions précédentes, notre politique sécuritaire sur nos frontières Nord. Israël a défini des lignes rouges pour sa sécurité. Primo, nous faisons le maximum pour empêcher le transfert d’armes sophistiquées d’Iran et de Syrie au Hezbollah libanais. Secundo, nous oeuvrons à empêcher l’émergence d’un front terroriste supplémentaire sur le plateau du Golan. Telles sont nos lignes rouges » a affirmé le Premier ministre israélien.
Il a ajouté: «Nous ne retournerons pas à l’époque où nos villages et nos enfants étaient bombardés à partir des hauteurs du Golan. Que la Syrie parvienne ou non à un règlement, le plateau du Golan restera sous souveraineté israélienne».
Netanyahu est arrivé jeudi, à Moscou, pour une visite d’un jour, selon un communiqué de son bureau, qui a précisé que des responsables politiques et militaires ont accompagné le Premier ministre en Russie.
«Je suis venu ici dans le but de renforcer la coordination sécuritaire entre nos deux pays pour éviter des erreurs, des malentendus et des affrontements superflus», a déclaré le Premier ministre israélien au début de son entretien avec Poutine.
Netanyahu avait déclaré, le 17 mars courant, que le plateau syrien du Golan occupé par son pays «restera pour toujours » sous le contrôle d’Israël, appelant la communauté internationale à «reconnaître la souveraineté d'Israël sur le Golan».
L’Union interparlementaire arabe et la Ligue des Etats Arabes (LEA) avaient, pour leur part, dénoncé, lundi, les déclarations de Netanyahu, les qualifiant de «provocatrices et visant à saper les efforts internationaux déployés pour la relance du processus de paix».
Occupé par Israël depuis la Guerre de juin 1967, le Plateau du Golan a été officiellement annexé par Tel-Aviv en 1981, une initiative qui n’a jamais été reconnue par la Communauté internationale.