Mounir Bennour
18 Février 2021•Mise à jour: 19 Février 2021
AA / Jérusalem / Abdul Raouf Arnaout
La Société de radiodiffusion officielle israélienne a déclaré ce jeudi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu tiendra ce soir une session, la première du genre, pour délibérer de la possibilité d'un retour des États-Unis dans le giron de l'accord nucléaire avec l'Iran.
La décision d'organiser cette session survient à une journée après le premier appel téléphonique qui s'est déroulé entre Netanyahu et le président américain Joe Biden, depuis l'investiture de ce dernier à la présidence des États-Unis d'Amérique, il y a environ un mois.
Dans une déclaration écrite, examinée par l'Agence Anadolu (AA), le bureau du Premier ministre israélien a fait savoir que « Le président Biden et Netanyahu ont discuté de la poursuite des efforts pour la promotion des accords de paix (avec les pays arabes), de la menace iranienne et des défis régionaux. Ils ont convenu de poursuivre le dialogue entre eux ».
Pour sa part, la Maison-Blanche a émis une déclaration écrite, dont une copie a été obtenue par l'AA, où l'on apprend que « le président Biden et le Premier ministre Netanyahu ont discuté de l'importance de poursuivre des consultations étroites sur les questions de sécurité régionale, y compris l'Iran ».
La Société israélienne de radiodiffusion a déclaré que les chefs des services de sécurité et le ministre de la Défense, Benny Gantz, ainsi que celui des Affaires étrangères, Gabi Ashkenazi, participeront aux délibérations décidées par le Premier ministre israélien.
Et d'ajouter : « Netanyahu se prépare à affronter l'administration Biden à propos du dossier iranien, et veut montrer une position israélienne unifiée sur cette question, malgré les différends avec Gantz à cet égard ».
Au cours des dernières semaines, Netanyahu a annoncé son opposition au retour des États-Unis d'Amérique dans l'accord nucléaire avec l'Iran, appelant à maintenir la pression sur cette question.
L'administration de l'ancien président américain Donald Trump s'est retirée, en 2018, de l'accord international que l'administration de l'ancien président Barack Obama et les grandes puissances avaient conclu avec l'Iran en 2015, concernant son programme nucléaire.
*Traduit de l'arabe par Mounir Bennour.