AA/Katmandou/Ayşe Aktaş
Le dernier bilan du séisme annoncé par la police népalaise fait état de 6260 morts.
La vie commence presque néanmoins à retourner à la normale dans la capitale du Népal, Katmandou. Les nombreux habitants, qui avaient choisi de passer la nuit en plein air par crainte des répliques sismiques, sont retournés à leurs maisons. Les stations service ont, de nouveau, ouvert leurs portes.
Et les équipes de sauvetages sont parvenues, vendredi, à récupérer deux personnes encore en vie sous les décombres.
Valerie Amos, Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et coordinatrice des secours d'urgence de l’ONU a mené une visite de trois jours dans la région, au cours de laquelle elle a rencontré des victimes du tremblement de terre et des responsables népalais. Amos a annoncé son intention de se rendre dans les zones touchées par le séisme en dehors de la vallée de Katmandou.
Les hôpitaux de la capitale ont des difficultés à soigner les plus de 13 000 blessés qui ont afflué. Les responsables affirment que les hôpitaux endurent une pénurie de médicaments et de fournitures médicales, en raison du grand nombre de patients.
Des bénévoles népalais se sont mobilisés, en particulier des étudiants en médecine, et des infirmiers. Tandis que les organisations humanitaires internationales se sont chargées de distribuer des vêtements aux nécessiteux.
L'Organisation des Nations Unies (ONU) avait déclaré que sur les 27 millions d'habitants que compte le Népal, huit millions de personnes ont été touchées par ce séisme de magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter. Environ 1,4 million d'entre elles ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence.
Le tremblement de terre qu’a vécu, samedi dernier, le Népal, est le plus puissant depuis le séisme de 1934, qui avait atteint une magnitude de 8,1 sur l'échelle de Richter, et entraîné la mort de plus de 10.000 personnes.