Malek Jomni
11 Mars 2021•Mise à jour: 11 Mars 2021
AA/ Kuala Lumpur
L'armée birmane a annoncé qu'elle restera au pouvoir jusqu'à la tenue d'élections au cours desquelles le pouvoir sera remis à un parti élu.
Dans une déclaration faite par vidéo, le Major général Zaw Min Tun, porte-parole du conseil militaire, a indiqué que les forces armées resteront au pouvoir pour une durée déterminée.
"Après les élections au Myanmar, l'armée cèdera la gestion du pays au parti qui aura le plus de voix", a-t-il ajouté sans définir une date.
Par ailleurs, le porte-parole de l'armée birmane a déclaré que la chancelière Aung San Suu Kyi et certains membres de son gouvernement étaient impliqués dans des affaires de corruption.
Il a également souligné que Aung San Suu Kyi, avait fait pression sur la Commission électorale centrale dans le but de la falsification des résultats du mois de novembre 2020.
Ces mêmes déclarations ont été condamnées par des militants qui y voient une tentative de porter des accusations contre la chancelière afin de prolonger la durée de sa détention.
A l'aube du 1er février, des commandants de l'armée au Myanmar ont perpétré un coup d'État militaire, suivi de l'arrestation de hauts responsables du pays, dont le président, Win Myint, et la présidente du Conseil d’État, Aung San Suu Kyi.
À la suite du coup d'État, des manifestations populaires ont eu lieu dans tout le pays contre les putschistes et l'administration militaire a annoncé l’instauration de la loi martiale dans 7 régions des villes de Yangon et de Mandalay.
Au moins 70 personnes ont été tuées et plus de 2 mille personnes arrêtées lors des manifestations organisées contre la junte militaire.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni.