Politique, Monde

Municipales à Paris : Emmanuel Grégoire porte plainte pour diffamation contre Rachida Dati

- Le candidat de la gauche unie accuse sa rivale d’avoir tenu des propos « diffamatoires » l’impliquant dans des faits d’agression, après des déclarations sur CNews et Europe 1 sur fond de tensions politiques nationales

Serap Doğansoy  | 16.02.2026 - Mıse À Jour : 17.02.2026
Municipales à Paris : Emmanuel Grégoire porte plainte pour diffamation contre Rachida Dati

Istanbul

AA / Istanbul / Serap Dogansoy

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors La France insoumise (LFI) aux élections municipales à Paris prévues les 15 et 22 mars, a annoncé ce lundi le dépôt d’une plainte pour diffamation contre Rachida Dati, ministre et candidate de droite à la mairie, à la suite de propos tenus le matin même sur les chaînes CNews et Europe 1.

Invitée à s’exprimer sur la situation politique et les violences intervenues à Lyon après la mort d’un militant de 23 ans, Dati a déclaré : « Parfois, vous menez des réunions, et l’équipe de Monsieur Brossat, Monsieur Belliard et Monsieur Grégoire vous envoie des gens pour essayer de vous agresser ou d’agresser les gens avec lesquels vous vous réunissez. »

Dans un communiqué diffusé en fin de matinée, l’équipe de campagne de Grégoire a dénoncé des propos « profondément diffamatoires » et annoncé qu’une plainte serait déposée « afin de défendre l’honneur d’Emmanuel Grégoire et de la gauche unie ainsi que l’intégrité du débat démocratique à Paris ».

Les colistiers cités par Rachida Dati, Ian Brossat et David Belliard, ont également indiqué qu’ils déposeraient plainte. Contacté par la presse française, Ian Brossat a confirmé son intention d’engager une action judiciaire. David Belliard a dénoncé des accusations qu’il juge « mensongères ».

Les déclarations de Dati s’inscrivent dans un contexte de tensions politiques accrues, après le décès à Lyon d’un militant nationaliste de 23 ans, survenu à la suite d’affrontements entre groupes antifascistes et militants d’extrême droite. Interrogée à ce sujet, la ministre a établi un lien entre ce climat et la campagne municipale parisienne.

Dans son communiqué, l’équipe de Grégoire affirme que la gauche unie « défend un débat démocratique respectueux » et conteste toute implication dans des actes de violence. Elle évoque par ailleurs des incidents survenus dimanche dans le quinzième arrondissement, au cours desquels des militants auraient été pris à partie par des soutiens d’une candidate d’extrême droite.

Un différend distinct a également été mentionné concernant une intervention de la police lors d’un porte-à-porte dans le septième arrondissement, territoire électoral de Dati. Selon l’équipe de Grégoire, une procédure judiciaire aurait été ouverte puis classée en moins de vingt-quatre heures.

À ce stade, Rachida Dati n’a pas réagi à l’annonce du dépôt de plainte.

La campagne des élections municipales parisiennes, à un mois du premier tour, est marquée par une multiplication d’échanges virulents entre candidats dans un contexte national tendu.​​​​​​​

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.