Ben Amed Azize Zougmore
16 Février 2026•Mise à jour: 17 Février 2026
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
La présidente de l’Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet, a décidé lundi 16 février de suspendre, à titre conservatoire, les droits d’accès à l’Assemblée de Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault. Son nom est cité « par plusieurs témoins » dans l’enquête sur l’agression mortelle de Quentin Deranque à Lyon.
Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la présidence de l’Assemblée indique que « sa présence dans l’enceinte de l’Assemblée nationale pourrait entraîner un trouble à l’ordre public ». La suspension est présentée comme une mesure conservatoire, « sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire ».
Yaël Braun-Pivet précise que toute autre mesure éventuelle relève du député employeur.
Pour rappel, Quentin Deranque, 23 ans, est décédé samedi des suites de ses blessures après avoir été violemment agressé à Lyon. Selon le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, il aurait été victime d’« un lynchage à coup sûr ». Le jeune homme assurait le service d’ordre du collectif identitaire Nemesis, venu protester contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Le collectif identitaire accuse Jacques-Elie Favrot d’avoir participé à l’agression. L’intéressé conteste ces accusations.
À ce stade, l’enquête judiciaire se poursuit afin d’établir les responsabilités exactes dans cette affaire qui a suscité une vive émotion et des tensions politiques. La décision de la présidente de l’Assemblée intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors que les circonstances précises des faits restent à éclaircir.