Zein Khalil
20 Mai 2024•Mise à jour: 21 Mai 2024
AA/ Zain Khalil/ Zein Khalil
Le député israélien de la Knesset Ofer Cassif a qualifié, lundi, l’annonce du procureur de la Cour pénale internationale visant à émettre des mandats d’arrêt contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Yoav Gallant de « décision correcte et attendue ».
Cassif est un représentant du Front démocratique pour la paix et l’égalité (un parti judéo-arabe), et la Knesset (Parlement) n’avait pas réussi à l’isoler en raison de ses positions contre la guerre israélienne contre Gaza.
Le membre de la Knesset a déclaré sur X ce qui suit: « La décision du tribunal pénal de La Haye était attendue et correcte », poursuivant: "Il est raisonnable de croire que Netanyahu et Gallant portent la responsabilité pénale des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis à Gaza".
Et d'ajouter: "Aucune personne ni aucun organisme ne devrait être au-dessus du droit international ou des règles de la justice et de la moralité mondiales".
Le 19 février dernier, la droite israélienne n’a pas réussi à isoler Cassif pour avoir soutenu le procès de l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de Justice, qui accuse Tel-Aviv d’avoir commis des crimes de « génocide » à Gaza.
A ce moment-là, une proposition présentée par des représentants de droite à la Knesset visant à limoger Cassif avait été soutenue par 85 représentants (sur 120 à la Knesset) et n'avait pas obtenu la majorité nécessaire (90 voix) pour l'évincer.
Plus tôt lundi, le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, a annoncé avoir demandé à émettre des mandats d'arrêt contre Netanyahu, Gallant et trois dirigeants du Hamas, accusés d'avoir commis des « crimes de guerre ».
Les déclarations de Khan ont suscité une colère et une condamnation intenses en Israël, au point que le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a menacé le tribunal pénal de La Haye, aux Pays-Bas.
"Les mandats d'arrêt seront le dernier clou dans le démantèlement de ce tribunal politique et antisémite", a-t-il affirmé.
Depuis le 7 octobre dernier, Israël mène une guerre contre Gaza, faisant environ 115 000 entre morts et blessés, pour la plupart des enfants et des femmes, et environ 10 000 disparus dans un contexte de destruction massive et de famine qui a coûté la vie à des enfants et à des personnes âgées.
Israël poursuit la guerre malgré la publication d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU visant à mettre fin immédiatement aux combats, et malgré le fait que la Cour internationale de Justice ait exigé des mesures immédiates pour prévenir les actes de génocide et améliorer la situation humanitaire à Gaza.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni