Majdi Ismail
04 Février 2021•Mise à jour: 04 Février 2021
AA/ Washington
« Faire face au coup d'État militaire au Myanmar est une priorité pour les Etats-Unis. Washington étudie la possibilité d'imposer des sanctions en réponse à cela », a annoncé la Maison Blanche.
C’est ce qui ressort de la conférence de presse animée par la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, mercredi soir.
« Je n'ai pas de calendrier précis à vous communiquer, mais je vous confirme que c'est une priorité pour nous », a déclaré Psaki, en réponse à la question d'un journaliste sur la réaction des États-Unis par rapport au putsch militaire en Birmanie.
Et d’ajouter, « les autorités réexaminent nos sanctions et étudient toutes les mesures qu'elles envisageraient de prendre ».
Le président américain, Joe Biden, avait menacé lundi de rétablir des sanctions contre le Myanmar, sur fond du coup d'État militaire.
« Le coup d'État est une attaque directe contre la transition démocratique du pays et l'État de droit », avait souligné Biden dans un communiqué.
Le locataire de la Maison Blanche a menacé que son administration « va réexaminer immédiatement la décision de 2016 prise en faveur de la levée des sanctions économiques, au milieu des espoirs à l'époque d'une transition pacifique vers un gouvernement démocratique ».
« Les États-Unis ont annulé les sanctions imposées à la Birmanie (Myanmar) au cours de la dernière décennie, sur la base des progrès vers la démocratie », avait déclaré le président américain.
Lundi à l'aube, des commandants de l'armée ont perpétré un coup d'État militaire, suivi de l'arrestation de hauts responsables du pays, dont le président, Win Myint, des représentants de la Ligue Nationale pour la Démocratie au pouvoir, ainsi que la présidente du Conseil d’État, Aung San Suu Kyi.
La prise du pouvoir par l’armée et la déclaration de l’état d’urgence pour une durée d’un an coïncide avec la première session de la Chambre des représentants issue des récentes élections législatives. Le dernier scrutin législatif est le deuxième depuis la fin du régime militaire en 2011.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail