Hatem Kattou
30 Juillet 2017•Mise à jour: 31 Juillet 2017
AA/Ahmed al-Masri
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a indiqué, dimanche, que les quatre pays boycottant le Qatar sont prêts au dialogue à condition d’appliquer entièrement les 13 revendications présentées à Doha, sans les négocier.
Sa déclaration est intervenue lors d’une conférence de presse conjointe des ministres des Affaires étrangères, des 4 pays du blocus, l’Arabie Saoudite, les Emirats, l’Egypte et le Bahreïn, à l’issue de leur réunion, à Manama dimanche.
Les 4 pays ont publié une déclaration dans laquelle ils se sont dits prêts à un dialogue avec le Qatar, sous condition.
Dans ce contexte, Choukri a indiqué que « le dialogue avec le Qatar aura lieu à condition d’appliquer entièrement les 13 points », ajoutant qu’il n’y a aucune négociation à engager autour de ces points.
Il a souligné, dans ce sens « qu’il n’y a pas de possibilité de négocier ces points pour en appliquer certains ou aboutir à un point de consensus qui ne mène pas tout à fait à l’objectif »
Le ministre égyptien a précisé qu’il est normal de créer des mécanismes, à travers lesquels ces revendications seront appliquées.
La réunion de Manama est la deuxième du genre. Les quatre pays ont tenu leur première réunion au Caire, le 5 juillet dernier, soit un mois après l’enclenchement de la crise.
La réunion a abouti à des mises en garde contre e Qatar sans pour autant prendre de mesures concrètes à son égard et l’annonce de six principes.
Le 5 juin dernier, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn et l’Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Les trois pays du Golfe ont également imposé des mesures coercitives pour « soutien de Doha au terrorisme » ce qui a été réfuté en bloc par le Qatar.
Plus tard, les quatre pays ont présenté une liste contenant 13 demandes dont la fermeture de la chaîne satellitaire al-Jazeera avant de réduire le plafond des demandes à six principes seulement.
De son côté, Doha annonçait sa disponibilité à dialoguer avec les pays du blocus dans le but de résoudre le différend sur la base de deux principes : le dialogue ne doit pas être sur la base de diktats et doit se dérouler dans le cadre du respecte de la souveraineté et de la volonté de chaque Etat.