Hatem Kattou
30 Juillet 2017•Mise à jour: 30 Juillet 2017
AA/Ahmed al-Masri
Le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Khaled Ben Ahmed al-Khalifa, a démenti ce qui a circulé dans les médias au sujet de la construction d’une base militaire égyptienne dans les îles bahreïnies Hawar, proches du Qatar.
Sa déclaration est intervenue lors d’une conférence de presse animée conjointement avec ses homologues saoudien, émirati et égyptien, l’issue de leur réunion à Manama.
Al-Khalifa a indiqué, quant à la coopération militaire entre le Bahreïn et l’Egypte dans les îles Hawar, que cette collaboration dure depuis des décennies et que chaque année il y a de nouveaux types d’exercices et de coopération militaires.
« Il s’agit d’une coopération continue qui n’est liée à aucune partie», a-t-il précisé, ajoutant que cette information a été diffusée uniquement par les médias.
Pour sa part, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Semah Choukri, a indiqué que les deux pays sont réunis par des relations solides et qu’une coopération militaire existe entre Le Caire et Manama.
Il a également souligné que cette coopération est de nature à renforcer la sécurité nationale arabe, celle du Bahreïn et de l’Egypte ainsi que de tous les pays frères.
Des médias avaient rapporté qu’une base militaire égyptienne est en cours de construction dans les îles Hawar, au Bahreïn, proches du Qatar.
La réunion de Manama est la deuxième du genre. Les quatre pays ont tenu leur première réunion au Caire, le 5 juillet dernier, soit un mois après l’enclenchement de la crise.
La réunion a abouti à des mises en garde contre e Qatar sans pour autant prendre de mesures concrètes à son égard et l’annonce de six principes.
Le 5 juin dernier, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn et l’Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Les trois pays du Golfe ont également imposé des mesures coercitives pour « soutien de Doha au terrorisme » ce qui a été réfuté en bloc par le Qatar.
Plus tard, les quatre pays ont présenté une liste contenant 13 demandes dont la fermeture de la chaîne satellitaire al-Jazeera avant de réduire le plafond des demandes à six principes seulement.
De son côté, Doha annonçait sa disponibilité à dialoguer avec les pays du blocus dans le but de résoudre le différend sur la base de deux principes : le dialogue ne doit pas être sur la base de diktats et doit se dérouler dans le cadre du respecte de la souveraineté et de la volonté de chaque Etat.