Zein Khalil,Ekrem Biçeroğlu
13 Février 2025•Mise à jour: 15 Février 2025
AA / Jerusalem / Zein Khalil - Ekrem Biceroglu - Muhammed Enes Calli
La crise entourant l'accord d'échange de prisonniers entre Israël et le groupe palestinien Hamas semble se diriger vers une issue favorable, rapportent les médias israéliens ce mercredi soir.
"Suite à l'annonce du Hamas suspendant la libération des prisonniers, la crise qui a émergé autour de cet accord semble trouver une résolution", indique le quotidien israélien Yedioth Ahronoth.
Le rapport précise par ailleurs que trois prisonniers israéliens devraient être libérés ce samedi.
Un responsable israélien anonyme a affirmé que les deux parties, Israël et le Hamas, souhaitent voir la première phase de l'accord couronnée de succès, précisant que le Hamas a envoyé des messages exprimant sa volonté de poursuivre l'accord.
Le responsable a également souligné que la menace du président américain Donald Trump, selon laquelle "l'enfer va éclater" si le Hamas ne libère pas les otages restants avant samedi à midi, "met Israël dans un dilemme."
Par ailleurs, la chaîne 12 israélienne a rapporté que des organisations internationales devraient livrer en urgence des fournitures de carburant et médicales à Gaza jeudi.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a menacé mardi de mettre fin à l'accord de cessez-le-feu de Gaza si le Hamas ne libérait pas les otages d'ici samedi midi.
Cette menace est survenue un jour après que le Hamas a annoncé qu'il retarderait la prochaine libération d'otages en réponse aux violations israéliennes de l'accord de cessez-le-feu.
Les autorités palestiniennes ont dressé une liste de violations israéliennes de l'accord, notamment le tir sur des civils et le refus d'accès aux matériaux de secours, y compris des tentes pour les civils déplacés à Gaza.
Dans le cadre de la première phase de l'accord de cessez-le-feu, 33 otages israéliens doivent être libérés en échange de centaines de prisonniers palestiniens.
En novembre dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d'arrêt contre Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à Gaza.
Israël fait également face à une affaire de génocide à la Cour internationale de justice pour sa guerre contre l'enclave.
* Traduit de l'anglais par Sanaa Amir