Mourad Belhaj
28 Octobre 2019•Mise à jour: 29 Octobre 2019
AA / Londres / Hasan Esen
Des partisans de l’organisation terroriste PKK ont agressé, samedi à Londres, la maire de la municipalité de Sancaktepe à Istanbul, Seyma Dogucu.
Lors d'une réunion de l'Association internationale des municipalités, Mme Dogucu a déclaré avoir été agressée par des partisans des terroristes, lors de manifestations anti-Turquie
"Nous ne pouvions pas rester silencieux contre les mensonges, les calomnies et les insultes, alors nous ne l'avons pas fait. Je leur ai crié "vous mentez!". Et c’est là qu’ils nous ont attaqués avec des bâtons et nous ont asséné des coups de poing", a déclaré Dogucu.
"Il n'y avait que deux officiers de police avec nous et c'était très insuffisant", a-t-elle ajouté.
"Quelles que soient les conditions, nous continuerons à clamer la vérité au monde entier, forts du leadership de notre président, nous continuerons à nous tenir debout face aux injustices contre notre pays, notre nation et notre président", a-t-elle déclaré sur Twitter.
Vendredi à Oslo, la capitale norvégienne, des partisans de l'organisation terroriste PKK avaient attaqué à coups de pierres, le véhicule d'une famille turque, avec un bébé à bord. La famille revenait d'une manifestation organisée en soutien à l'opération menée par la Turquie dans le nord de la Syrie.
Pour tenter de mettre fin à l'attaque, la police norvégienne a utilisé du gaz lacrymogène pour disperser les partisans du PKK agglutinés autour de la voiture de la famille turque.
La police a par la suite annoncé l’arrestation de deux suspects.
De nombreuses organisations de la société civile turque se sont rassemblées devant l'ambassade de Turquie à Oslo, pour manifester leur soutien à l'opération Source de Paix en Syrie. Des partisans du PKK ont attaqué les participants sur le chemin de leur retour dans leurs foyers.
Lancée le 9 octobre, l’opération Source de Paix a pour objectif d’éliminer les éléments terroristes du YPG / PKK du nord de la Syrie, à l’est de l’Euphrate, afin de sécuriser les frontières de la Turquie, de faciliter le retour des réfugiés syriens et de préserver l’intégrité territoriale de la Syrie.
Le 22 octobre, Ankara et Moscou ont conclu un accord en vertu duquel les terroristes du YPG / PKK se retireront à 30 kilomètres au sud de la frontière turque avec la Syrie dans un délai de 150 heures, et les forces de sécurité turques et russes y organiseront des patrouilles conjointes.
Au cours de ses plus de 30 ans de campagne terroriste contre la Turquie, le PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union européenne, porte la responsabilité de la mort de 40 000 personnes, dont des femmes, des enfants et des nourrissons.
Le YPG est la branche syrienne du PKK.