Raşa Evrensel
20 Septembre 2022•Mise à jour: 24 Septembre 2022
AA/Téhéran
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a déclaré mardi que son pays a ouvert une enquête après la mort de Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs, rejetant les appels américains à la reddition de comptes.
Dans un tweet, Abdollahian a qualifié la mort de la jeune femme, Amini, de "tragique".
Abdollahian a exprimé, par la même occasion, son mécontentement après la publication d'un communiqué par la Maison Blanche "exigeant de tenir pour responsables les parties impliquées dans ce meurtre''.
''Au lieu de verser des larmes de crocodile, les États-Unis devraient mettre fin au terrorisme économique'', a écrit Abdollahian.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a souligné que "les droits de l'homme ont une valeur intrinsèque pour l'Iran, contrairement à ceux qui les prennent comme un outil contre les opposants".
La Maison Blanche a qualifié la mort de l'Iranienne Mahsa Amini, après son interpellation par la police iranienne, de "violation flagrante et impardonnable des droits de l'homme".
Plusieurs américains dont l'Associated Press, ont rapporté citant un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, que "les États-Unis réclament une reddition de comptes des parties impliquées dans la mort de la femme de 22 ans après son arrestation à Téhéran".
Les médias iraniens ont consacré de nombreuses colonnes à la mort de la jeune Mahsa Amini, après son arrestation pour non-respect du code vestimentaire.
La jeune femme est décédée, vendredi, après avoir été interpellée, mardi, par la "police des mœurs", qui surveille le code vestimentaire des femmes dans le pays.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni