Majdi Ismail
09 Février 2021•Mise à jour: 09 Février 2021
AA/ Naypyidaw
Les Nations Unies ont condamné mardi l'usage de la force contre les manifestants qui sont descendus dans les rues pour la quatrième journée consécutive, pour exprimer leur rejet du coup d'État militaire qui a eu lieu au Myanmar début février.
« Il est inacceptable d'utiliser une force disproportionnée contre les manifestants », a déclaré le coordinateur résident des Nations Unies au Myanmar, Ola Almgren.
« De nombreux manifestants ont été blessés, certains grièvement, dans plusieurs villes du pays », a-t-il ajouté dans un communiqué publié sur la page officielle de la délégation de l'ONU au Myanmar.
Pour la quatrième journée consécutive, des dizaines de milliers de personnes au Myanmar sont descendues dans la rue, mardi, pour protester contre le coup d'État militaire, après la proclamation de la «loi martiale» dans les villes de Mandalay et Yangon.
La police birmane a tiré plusieurs balles en caoutchouc pour disperser les manifestants, ce qui a engendré plusieurs blessés parmi les protestataires, selon les médias locaux.
Lundi, les autorités locales ont annoncé par haut-parleurs à Yangon et à Mandalay, un couvre-feu de 20h00 du soir à 4h00 du matin, heure locale, ainsi qu'une interdiction de rassemblement pour plus de 5 personnes.
Le 1er février, les commandants de l'armée birmane ont perpétré un coup d'État militaire, suivi de l'arrestation de hauts dirigeants du pays, dont le président Win Myint et la Conseillère d’État, Aung San Suu Kyi.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail