AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le régime de Bachar al-Assad continue à bombarder les civils, et notamment les marchés, malgré les efforts de la communauté internationale pour faire respecter le cessez-le-feu en Syrie.
Depuis la semaine dernière, les attaques contre les marchés d’Alep, Idlib et Damas ont causé la mort de 121 civils, selon les données fournies par les équipes de la sécurité civile syrienne.
Au total, 51 personnes sont mortes sous les bombes qui ont visé les différents marchés d’Alep.
A Damas, ce sont 17 civils qui ont été victimes des attaques du régime contre les marchés.
Le 19 avril dernier, jour le plus sanglant depuis la mise en vigueur du cessez-le-feu en Syrie, 47 personnes ont été tués lors du bombardement du marché de Maarrat al-Nôman, district d’Idlib.
Six autres civils avaient été tués dans la localité de Kafr Nubul.
Pour les opposants à Bachar al-Assad, le fait que le régime frappe volontairement les zones civiles, est une stratégie visant à imposer une pression physique et psychologique sur la population pour qu’elle abandonne son soutien aux opposants.
D’après Ahmed Rahal, ancien cadre de l’armée syrienne qui s’est rangé du côté des opposants, en bombardant les marchés, le régime veut forcer la population à quitter la région.
«Il s’agit d’un génocide», a-t-il affirmé au correspondant de l’Agence Anadolu, estimant que le régime a perdu toute chance de participer à une solution politique.
Alors que les négociations se poursuivaient à Genève sous la tutelle des Nations Unies, le régime avait mis fin au cessez-le-feu en bombardant le marché d’Idlib la semaine dernière, poussant les opposants à se retirer de la table des pourparlers.