Zakaria Al-Kamali
22 Avril 2016•Mise à jour: 22 Avril 2016
AA/ Sanaa/ Zakaria Al-Kamali
Les Houthis ont émis, vendredi à l’aube, des réserves sur les cinq points annoncés jeudi soir par l'émissaire de l'ONU, Ismail Ould Cheikh, comme étant le point de départ des pourparlers yéménites au Koweït.
La chaîne d’informations «Al-Massirah », relevant des Houthis, a affirmé que la délégation du mouvement « Ansar Allah » (Houthis) et du parti de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, aux pourparlers du Koweït a exigé un cessez-le feu avant toute discussion, lors de la séance de négociations prévue avec la délégation gouvernementale, pour vendredi soir.
La chaîne «Al-Massirah » a indiqué que la délégation a refusé, lors de la séance à huis-clos qui a suivi la séance inaugurale, jeudi soir, toute discussion avant qu’un cessez-le feu ne soit déclaré.
La délégation des Houthis et de Saleh a annoncé à Ould Cheikh, qu’elle n’est pas venue pour rendre les armes, et remettre son sort entre les mains des «ennemis» [en référence au gouvernement], mais pour parvenir à une paix effective et à un consensus entre yéménites, selon la même source.
L'envoyé de l'ONU pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, avait déclaré que "les pourparlers de paix yéménites, qui ont commencé jeudi soir au Koweït, après un retard de 3 jours, démarreront à partir des cinq points et de la résolution 2216 de l'ONU ".
Les cinq points stipulent "un accord sur des mesures de sécurité transitoires, le retrait des groupes armés, la remise des armes lourdes et moyennes à l’Etat, le rétablissement des institutions de l'État, la reprise d’un dialogue politique inclusif et la mise en place d'une commission pour les questions des détenus."