Mona Saanouni
26 Décembre 2018•Mise à jour: 27 Décembre 2018
AA/Washington
Le journal américain Washington Post a dévoilé une nouvelle histoire relatant les dernières minutes de la vie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi et des détails sur la dernière tasse de thé qu'il a bu au consulat de son pays à Istanbul, peu avant son assassinat.
Le journal a rapporté lundi, citant une source des renseignements occidentaux (non identifiée) que "Khashoggi a accepté, d'un ton nerveux, une tasse de thé proposée par l'équipe de l'assassinat peu avant son meurtre".
La source a ajouté que l'incident du thé a eu lieu "quelques instants avant de l'anesthésier (le journaliste assassiné), puis de le tuer et de démembrer son corps".
Selon le Washington Post, dont Khashoggi était l'un des contributeurs aux articles d'opinion, lorsqu'il était arrivé au consulat d'Arabie Saoudite, un membre de l'équipe lui a demandé "s'il voulait boire du thé".
La source a souligné que "Khashoggi avait un ton nerveux lorsqu'il a accepté de prendre le thé".
Le meurtre de Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul, début d'octobre dernier, a provoqué un tollé international et des appels persistants à dévoiler le lieu de son corps et ceux qui ont commandité son assassinat.
Après 18 jours de déni, Riyad a reconnu, le 20 octobre dernier, que Khashoggi a été tué au consulat, soutenant cependant que la famille royale saoudienne n'avait pas connaissance d'un complot visant à l'assassiner.
La justice turque a émis, le 5 décembre courants, des mandats d’arrêt visant deux proches du Prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed Ben Salman, en liaison avec le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Il s'agit du général Ahmed Al-Assiri, ancien chef adjoint du renseignement saoudien, et de Saoud Al-Qahtani, ancien conseiller du Prince héritier.