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11 Mai 2020•Mise à jour: 11 Mai 2020
AA - Tunis - Ümit Dönmez
Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), a appelé la communauté internationale à apporter un soutien sans faille aux pays les plus démunis face à la pandémie de nouveau coronavirus, dans une allocution vidéo diffusée dimanche soir, à l'occasion de la publication de la mise à jour du "Plan mondial de réponse humanitaire COVID-19".
Le Plan de réponse humanitaire mondiale de 6,7 milliards de dollars appelle à une action rapide et déterminée pour combattre les effets les plus nocifs de la pandémie de nouveau coronavirus, dans 63 pays à revenu faible ou intermédiaire.
Dans un message enregistré, Antonio Guterres a souligné le rôle moral de la communauté internationale, mettant également en évidence les bienfaits du Plan de réponse humanitaire mondiale pour l'ensemble de l'humanité:
«Nous avons besoin de 6,7 milliards de dollars américains pour protéger des millions de personnes et empêcher le virus de faire le tour du monde. L'aide humanitaire n'est pas seulement un impératif moral, c'est une nécessité pratique pour lutter contre le virus. Si le COVID-19 fait des ravages dans les classes les plus pauvres, nous sommes tous en danger", a averti le Secrétaire général de l'ONU.
"La première phase du Plan a rapporté 1 milliard de dollars utilisés pour mettre en place des installations de lavage des mains dans les camps de réfugiés et autres endroits vulnérables, et pour fournir aux pays des fournitures médicales telles que des gants, des masques chirurgicaux, des respirateurs N95 et des kits de test", note la publication de l'ONU.
De nouveaux centres de transport pour la livraison de fournitures par voie aérienne ont également été créés, tandis que près de deux millions de personnes dans le monde, incluant des agents de santé, ont été formées à l'identification des virus via un portail en ligne géré par l'OMS, note enfin la publication de l'organisme international.
Alors que la plupart des pays à faible revenu ont un faible nombre de cas de Covid-19, leurs systèmes respectifs de surveillance, de dépistage et de tests en laboratoire, ainsi que leurs systèmes de santé et de soins intensifs, sont faibles, selon une déclaration récente du directeur général l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus :
"Le nombre de cas dans la plupart des pays inclus dans le Plan mondial de réponse humanitaire peut sembler faible, mais nous savons que la surveillance, les tests de laboratoire et la capacité des systèmes de santé dans ces pays sont faibles. Il est donc probable qu'il y ait une transmission communautaire non détectée. Dans le même temps, le confinement et d'autres mesures ont un impact majeur sur les services de santé essentiels. Il est extrêmement important de maintenir ces services, de la vaccination à la santé sexuelle et reproductive, en passant par l'eau, l'assainissement et la santé mentale", note Ghebreyesus.
Le pic de la maladie dans les pays les plus pauvres devrait être atteint au cours des trois à six prochains mois selon la plateforme ReliefWeb, du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies.
"Cependant, on constate déjà une chute des revenus et la disparition d'emplois, une baisse des réserves alimentaires et une flambée des prix, ainsi que des enfants qui ne reçoivent plus de vaccins ou de repas", explique la plateforme appelant également à une aide urgente de la communauté internationale.
"Si nous ne soutenons pas les plus pauvres [...] dans leur lutte contre la pandémie et les effets de la récession mondiale, nous serons tous confrontés aux retombées de la crise pendant de nombreuses années", explique enfin l'organisme de l'ONU.