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09 Janvier 2022•Mise à jour: 09 Janvier 2022
AA/Qatar
Le Qatar a salué, samedi, l'initiative de l'ONU pour le dialogue entre les parties soudanaises, soulignant son aspiration à ce que ces consultations aboutissent à un "accord consensuel" capable de résoudre la crise dans le pays.
Plus tôt samedi, le président de la Mission intégrée des Nations Unies pour l'assistance à la transition au Soudan (MINUATS), Volker Perthes, a annoncé le lancement d'une série de consultations "préliminaires" pour un processus politique inclusif entre les parties soudanaises, afin de résoudre la crise dans le pays, ajoutant que des civils et des militaires seront invités à y participer.
Par voie de communiqué relayé par l'Agence de presse officielle du Qatar (QNA), le ministère qatari des Affaires étrangères a exprimé sa satisfaction de cette initiative annoncée par les Nations unies.
"Nous attendons avec impatience les consultations ouvrant la voie à un consensus susceptible de réaliser les aspirations du peuple soudanais en matière de liberté, de paix et de justice", a-t-il ajouté.
Les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont salué, samedi soir, l'initiative de l'ONU, selon un communiqué conjoint, repris par l'Agence de presse saoudienne SPA.
Ledit communiqué a en effet réaffirmé le soutien de ses pays "à l'initiative de l'ONU pour le dialogue au Soudan".
L'ONU a par la même occasion appelé "les parties soudanaises à saisir cette opportunité pour rétablir le processus de transition", exprimant son "aspiration à ce que son initiative s'achève par la tenue d'élections démocratiques".
Plus tôt samedi, la Ligue des États arabes, l'Arabie saoudite et l'Égypte ont de leur part, fait valoir l'initiative de l'ONU, selon des communiqués distincts, exprimant en ce sens leur volonté de faciliter le dialogue entre les parties soudanaise.
Depuis le 25 octobre dernier, le Soudan a été le théâtre de protestations contre les mesures exceptionnelles prises par al-Burhan, dont notamment, la déclaration de l'état d'urgence, la dissolution du Conseil de souveraineté et celui des ministres de transition, après l'arrestation de chefs de partis et de hauts responsables, ce que les mouvements politiques et civils ont considéré comme étant un "coup d'État militaire", une affirmation qui a été démentie par l'armée soudanaise.
Le 2 janvier, Abdallah Hamdok a annoncé sa démission de la présidence du gouvernement de transition, quelques heures après la mort de trois personnes lors de manifestations, ce qui avait porté le bilan des victimes à 57 morts depuis le début des manifestations, le 25 octobre dernier, selon le Comité central des médecins au Soudan (non-gouvernemental).
Après la destitution d'Omar el-Béchir par l'armée (1989-2019), le Soudan avait amorcé, depuis le 21 août 2019, une période de transition de 53 mois qui devait s'achever par la tenue d'élections début 2024. En attendant l’échéance électorale, le pouvoir était partagé entre l'armée, les forces civiles et les mouvements armés qui ont signé un accord de paix avec le gouvernement le 3 octobre dernier.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni