Tarek Fathi Mohamed
09 Juillet 2021•Mise à jour: 09 Juillet 2021
AA / New York
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, vendredi, la résolution autorisant la prolongation du mécanisme d'acheminement de l'aide humanitaire transfrontalière à la Syrie pour une durée d'un an à partir du point de passage de Bab al-Hawa à la frontière turque.
Les membres du Conseil (15 États) ont voté à l’unanimité le projet de résolution commune auquel sont parvenus la Russie, les États-Unis, la Norvège et l’Irlande, la veille de l’expiration du mandat actuel du mécanisme.
Les délégués américain et russe aux Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield et Vasily Nebizia, ont salué "l'accord des membres du Conseil sur la résolution, qualifiée comme étant une étape importante pour surmonter et résoudre la crise syrienne".
Nebizia a déclaré que les membres du Conseil sont "unis sur la nécessité de fournir une assistance urgente à la population du nord-ouest de la Syrie."
Il a ajouté que la Russie "poursuivra la mise en œuvre de cette résolution afin que le mécanisme d’aide transfrontalière finisse par être remplacé à travers l’accès humanitaire en première ligne (c’est-à-dire depuis l’intérieur de la Syrie et sous la supervision du régime al-Assad)."
Au cours de la séance publique qui se tient actuellement au siège permanent des Nations Unies à New York, les représentants des États membres ont souligné ''l'importance de l'adoption de la résolution afin de répondre aux besoins urgents du peuple syrien et de soulager ses souffrances de manière qui préserve sa dignité''.
Jeudi, la Russie a soumis aux membres du Conseil de sécurité un projet de résolution sur l'extension du mécanisme d'aide transfrontalière à la Syrie pour seulement 6 mois, qui sera mis au vote vendredi.
Le projet de résolution russe, dans une autre optique, distribué par l’Irlande et la Norvège le 26 juin, propose une prolongation d’un an le mandat d’acheminement de l’aide et d’autoriser de nouveau le passage ""Al Yarubiyah" à la frontière irakienne pour un an.
Le Conseil de sécurité a tenu vendredi matin des consultations à huis clos, au cours desquelles les représentants des États membres ont pu parvenir à une décision commune pour prolonger le mécanisme d'aide via Bab al-Hawa pour une année jusqu'au 10 juillet 2022.
La prolongation du mécanisme nécessite l'approbation d'au moins 9 membres du Conseil de sécurité, à condition qu'aucun des cinq membres permanents, à savoir la Russie, la Chine, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, ne s'y oppose.
* Traduit de l'arabe par Hajer Cherni