Mohammad Kara Maryam
30 Août 2022•Mise à jour: 30 Août 2022
AA / Ankara
La République de Türkiye a mis en garde ses citoyens contre tout déplacement vers la capitale irakienne, Bagdad, dans un contexte de détérioration de la situation sécuritaire.
La Diplomatie turque a déclaré, dans un communiqué, qu'elle recommande aux citoyens turcs d'éviter de se rendre à Bagdad, sauf dans les cas nécessaires, compte tenu de la situation sécuritaire turbulente dans ce pays.
Le communiqué a appelé les ressortissants turcs présents en Irak à rester à l'écart des rassemblements et des zones où se déroulent des manifestations, et à suivre les déclarations du ministère et de l'ambassade de Türkiye à Bagdad.
Lundi, le leader chiite en Irak, Moqtada Al-Sadr, a annoncé sa retraite définitive du mouvement politique et la fermeture de toutes ses institutions, deux jours après avoir proposé que tous les partis politiques se retirent pour mettre fin à la crise dans le pays.
Par la suite, 13 manifestants du mouvement chiite été tués et plus de 350 blessés, dans une atmosphère de chaos sécuritaire au centre de la capitale, à Bagdad et dans d'autres provinces.
En réaction à l'annonce par Al-Sadr de son retrait de l'action politique, des manifestants du mouvement Sadriste ont pris d'assaut le palais du gouvernement dans la Zone verte, avant que les forces de sécurité ne les délogent des environs du palais par des tirs de sommation.
Des témoins oculaires ont également signalé un échange de tirs entre les partisans du mouvement Sadriste (chiite) et leurs adversaires des forces de la coalition du "Cadre de Coordination" (chiite) liées à l'Iran.
L'Irak traverse une crise politique qui s'est intensifiée depuis le 30 juillet dernier, date à laquelle les partisans du mouvement Sadriste ont entamé un sit-in, qui se poursuit toujours, à l'intérieur de la Zone verte, rejetant la nomination de Mohammad Al-Sudani, membre du "Cadre de Coordination", au poste de Premier ministre, et demandant la dissolution de la Chambre des représentants et la tenue d'élections anticipées.
Les divergences entre les forces politiques, notamment chiites, empêchent la formation d'un nouveau gouvernement depuis les dernières élections du 10 octobre 2021.
*Traduit de l’arabe par Issa Aliou