Meher Hajbı
05 Janvier 2020•Mise à jour: 06 Janvier 2020
AA - Tunis - Meher Hajbi
Pour le président iranien Hassan Rouhani, l'assassinat du Commandant Qassem Soleimani augmentera les tensions et déstabilisera la région, tenant Washington pour responsable “des répercussions de cet acte terroriste”.
Dans un communiqué rendu public par la présidence iranienne, Rohani a promis de faire payer les États-Unis le prix fort en expliquant que la présence militaire américaine dans la région a provoqué un chaos.
Dans ce contexte, Rohani a souligné que les pays de la région peuvent se rapprocher les uns des autres dans le cadre du plan de paix d’Hormuz qui vise à renforcer la coopération entre les pays de la région sur la sécurité du Golfe.
De son côté, le commandant des Gardiens de la révolution de la province méridionale de Kerman a fait savoir que Téhéran a identifié 35 cibles vitales américaines à portée de ses missiles dans la région du Moyen-Orient, en plus de Tel Aviv.
Abu Hamza a également laissé entendre que l'Iran viserait les États-Unis dans le détroit d'Ormuz, notant que le détroit est un point vital pour l'Occident, et qu'un grand nombre de navires américains le traversent.
La réponse américaine n’a pas tardé à se faire entendre. C’est sur le réseau social Twitter que le président Donald Trump a menacé de bombarder “52 cibles importantes” de l'Iran si Téhéran ciblait des sites américains.
Le président américain a expliqué que “certains de ces sites sont d'une grande importance pour l'Iran et sa culture, toutefois, ils seront bombardés avec une grande puissance en cas d’agression”.
Le commandant du Corps des Gardiens de la Révolution, Qassem Soleimani et le vice-président du groupe irakien al-Hachd al-Chaabi, Abou Mahdi al-Mouhandes, ont été tués, vendredi à l'aube, avec 8 autres personnes qui les accompagnaient dans un raid américain.