Bilal Müftüoğlu
28 Novembre 2016•Mise à jour: 29 Novembre 2016
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La France est "gravement préoccupée" par la dernière vague de violences à Alep après trois jours d'affrontements entre le régime syrien et l'opposition, a annoncé lundi le ministère français des Affaires étrangères.
"La France est gravement préoccupée par les violences à Alep, consécutives à l’offensive massive du régime et de ses soutiens", a déclaré Romain Nadal, porte-parole du ministère lors d'un point de presse au Quai d'Orsay. "Ces dernières heures, ces violences ont coûté la vie à de nombreux civils et poussé à la fuite des milliers d’habitants de la ville", a-t-il encore fait rappeler.
Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères, souhaite ainsi organiser début décembre une réunion ministérielle du groupe des États "affinitaires", a également informé le porte-parole, dans ce contexte de résurgence des violences à Alep, marquée par l'offensive du régime syrien.
Brita Hagi Hassan, président élu du conseil local de la ville d'Alep, qui est en visite à Paris, sera par ailleurs reçu au Quai d'Orsay, pour "évoquer la situation humanitaire dramatique qui prévaut dans la ville", a-t-on par ailleurs souligné.
Les troupes du régime de Bachar al-Assad qui ont lancé une offensive pour reprendre la totalité de la ville d'Alep se sont emparées de tout le nord-est de la ville après que l'opposition a abandonné une zone de15 km², selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Les 300 mille habitants que compte la deuxième grande ville du pays sont désormais coincés dans un espace de 30 km² à l'est de la ville.